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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

FURFURACÉ, ÉE,

adjectif
« Qui ressemble à du son » (Ac. 1878-1932).
— Spéc.,MÉD.[En parlant d'une desquamation et p. méton. d'une affection cutanée qui présente ce phénomène] Qui se détache, lors de certaines maladies de peau, en pellicules semblables à de la farine ou du son. Desquamation, teigne furfuracée. Dartre furfuracée (Ac., 1878-1932). (Quasi-)anton. lamelleux, en lambeaux. Atteint de pityriase (...) ses cheveux commencent à se couvrir d'écailles furfuracées (D'Esparbès, Lég. outil, 1903, p. 199). La peau devient sèche et se recouvre de papules prurigineuses furfuracées (Brumpt, Parasitol., 1910, p. 105). Au visage, les squames sont très petites, furfuracées, comme dans la rougeole; sur les membres elles sont ordinairement plus larges (Teissier Duvoir ds, Nouv. Traité Méd., fasc. 2, 1928, p. 19).
Remarque : Qq. dict. notamment Littré et Ac. 1878-1932, attestent un emploi en bot., en parlant des corps « qui sont couverts d'une poussière blanchâtre ».
Prononciation et orthographe
[fyʀfyʀase]. Ds Ac. 1878 et 1932.
Étymologie et histoire
1. 1806 méd. dartre furfuracée (Alibert, Mal. de la peau, p. 79 ds DG);
2. 1814 « qui a l'apparence du son » (Nysten). Empr. au b. lat. furfuraceus (ve -vie s. ds TLL s.v. 1613, 19) dér. de furfur « balle, cosse de grains; son de la farine » « écailles, pellicules qui se détachent de la tête » (d'où le fr. furfur, furfure « petite squame qui se détache de la peau dans certaines dermatoses » 1478 (G. de Chauliac, Le Guidon en françois, trad. par N. Panis, f° 168 ds Sigurs, p. 461), dès fin xiiie s. fourfre au sens de « son » (G. de Bibbesworth, Traité, éd. A. Owen, 381).