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FAINÉANTER, verbe intrans.
A.− Faire le fainéant, vivre comme un fainéant. (Quasi-)synon. flemmarder (fam.), paresser.Le zingueur, qui fainéantait déjà pas mal, en était arrivé à ne plus toucher un outil (Zola, Assommoir,1877, p. 619).Ils étaient étendus sur le pont de la canonnière, profitant de ce que les blancs reposaient encore pour fainéanter (Benoit, Atlant.,1919, p. 245):
− Je lui donne quatre francs par jour; il les vole; mais ses deux enfants travaillent ici. Ils trottent. Le père fainéante. Je le laisse bien tranquille. S'il s'en allait, ça me ferait deux porteurs de moins. Hamp, Champagne,1909, p. 90.
B.− Être inactif, oisif. (Quasi-)synon. flâner, musarder, muser, traîner.Les douaniers sont des hommes qui ont un uniforme (...). Assis au soleil, ils fainéantent jusqu'à ce que vienne à passer une voiture (Toepffer, Nouv. genev.,1839, p. 359).Un homme de mon âge ne doit pas vivre inutile, à fainéanter (Ségur, Auberge ange gard.,1863, p. 121).
Fainéanter à + inf.Une petite femme grasse, la face noire, les yeux luisants, fainéantant à rire avec des hommes, adossée contre sa devanture (Zola, Assommoir,1877, p. 501).
Rem. On relève le synon. fainéantiser, verbe intrans., attesté ds Lar. Lang. fr. Pendant que Georges fainéantise à l'ombre de son vaste chapeau de planteur, « son auteur » travaille comme un nègre (Flaub., Corresp., 1874, p. 185). La bande de vauriens qui fainéantisait aux abords de l'hôtel (Gide, Si le grain, 1924 p. 560).
Prononc. et Orth. : [fεneɑ ̃te] ou [fe-]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1690 faitneanter (Fur.). Dér. de fainéant*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 7. Bbg. Gohin 1903, p. 280 (s.v. fainéantiser).Pauli 1921, p. 59 (s.v. fainéantiser).