CORDELER
verbe transitifA. —Vieilli. Lier, serrer à l'aide d'une corde. Cordeler une malle.
B. — Tordre, rouler en forme de corde. Cordeler ses cheveux (Ac., 1835 1878).
— Emploi pronom. Se tordre comme une corde :
Ses souliers le blessent, il n'en dit mot, et ses doigts se cordellent ; le bout de ses orteils enfle, ce qui leur donne la forme de petits marteaux. (, Poil de Carotte, 1894, p. 229)
Prononciation et orthographe
[kɔʀdəle], (je) cordelle [kɔʀdεl]. Ds Ac. 1694-1878. Fait partie des verbes qui changent [ə] muet en [ε] ouvert devant syll. muette et dont le changement dans la prononc. se marque dans la graph. par le redoublement de la consonne suivante.
Étymologie et histoire
A.
1. 2e moitié xve s. cordelé adj. « tordu » (G. de Digulleville, Pèler. de la Vie Humaine ms. Valpinç., f° 2b ds Gdf. Compl. [var. du v. 147 de l'éd. Stürzenger]) — xvie s. ds Hug. ;
2. 1er quart du xvie s. « tresser en entrelaçant des fils » ici fig. « produire, faire, émettre » (Guillaume Cretin, éd. K. Chesnay, p. 209, 65); 1549 au propre (Est.).
B. Fin xve s., cordelé « lié de cordes » (Myst. de St Didier, éd. J. Carnandet, p. 305). Dér. de cordel (cordeau*) ; suff. -é*; dés. -er.
1. 2e moitié xve s. cordelé adj. « tordu » (G. de Digulleville, Pèler. de la Vie Humaine ms. Valpinç., f° 2b ds Gdf. Compl. [var. du v. 147 de l'éd. Stürzenger]) — xvie s. ds Hug. ;
2. 1er quart du xvie s. « tresser en entrelaçant des fils » ici fig. « produire, faire, émettre » (Guillaume Cretin, éd. K. Chesnay, p. 209, 65); 1549 au propre (Est.).
B. Fin xve s., cordelé « lié de cordes » (Myst. de St Didier, éd. J. Carnandet, p. 305). Dér. de cordel (cordeau*) ; suff. -é*; dés. -er.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 11.