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BRUYANT, ANTE, part. prés., adj. et subst.
I.− Part. prés. de bruire*.
II.− Emplois adj. et subst.
A.− (Celui, celle, ce) qui fait du bruit, (ce) qui s'accompagne de bruit, (endroit) où il y a du bruit. Rire bruyant, rue bruyante :
1. Il [Scholl] va dans l'autre pièce brûler des feux d'artifice japonais, brûler des allumettes de magnésium. Le brillant, le bruyant, le brûlant, il lui faut cela toujours. E. et J. de Goncourt, Journal,1865, p. 121.
2. Une fois de plus, sautant de pierre en pierre, je descendis le ruisseau jusqu'au chemin. C'était un mince filet d'eau, bruyant et frais, qui suivait son cours et pourtant s'animait à chaque obstacle. Abellio, Heureux les pacifiques,1946, p. 217.
SYNT. Désespoir, flot, silence bruyant; conversation bruyante; éclats, jeux, plaisirs bruyants.
Bruyant de.La salle à manger, (...), toute bruyante du bavardage des enfants (Zola, La Conquête de Plassans,1874, p. 911).
Spéc. [En parlant d'une partie du corps ou d'une de ses fonctions] Qui fait un bruit physique, résultant souvent d'un mouvement, d'une agitation, perçu intérieurement par le sujet ou extérieurement par une autre personne. Respiration, tête bruyante. Comprimer les bruyantes pulsations [de son cœur] (Ponson du Terrail, Rocambole,t. 1, L'Héritage mystérieux, 1859, p. 726).
B.− Avec une nuance péj.
1. (Celui, celle, ce) qui s'extériorise par un flot de paroles, des manifestations excessives, un manque de discrétion. Bruyant dévouement :
3. Pourquoi le boulanger et son fils voulaient-ils parler à Jean? Entre ce monsieur studieux, réservé, tranquille et ces deux hommes rudes et bruyants, quel rapport y avait-il donc? Green, Le Malfaiteur,1955, p. 140.
2. [En parlant d'une œuvre hum., en partic. artistique] Qui manque de finesse, qui choque le goût, trop voyant. Les couleurs (...) les plus bruyantes viennent se fondre en un éclairage harmonieux (A. Lavignac, La Mus. et les musiciens,1895, p. 214).
C.− Au fig.
1. [En parlant d'un inanimé abstr.] Rempli d'une agitation morale intérieure, s'accompagnant d'une telle agitation :
4. Soleils couchants derrière les ports! Gloires incomparables des cités maritimes, calme du ciel, pourpre des eaux, sur quelle âme bruyante de douleur ou de joie ne jetteriez-vous pas le silence! Louÿs, Aphrodite,1896, p. 81.
2. (Celui, celle, ce) qui a du retentissement en bien ou en mal, du succès, qui essaie d'en avoir. Aux honneurs bruyants du barreau il avait préféré cette condition plus obscure (Reybaud, Jérôme Paturot,1842, p. 106);il flairait, pour leur échapper, les bruyants et les ressasseurs (Barrès, Sous l'œil des Barbares,1888, p. 226).
PRONONC. : [bʀ ɥijɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Passy 1914 et Barbeau-Rodhe 1930 prononcent [bʀyjɑ ̃]. Cette prononc. est condamnée par Mart. Comment prononce 1913.
ÉTYMOL. ET HIST. − a) 1165-70 bruiant « (d'un inanimé) qui fait du bruit » (Chr. de Troyes, Erec et Enide, éd. W. Foerster, 5375), graphie attestée jusqu'en 1771 Trév.; 1546 bruyant « (d'une pers.) id. » (Rabelais, Tiers Livre, éd. Marty-Laveaux, chap. 17, t. 2, p. 88); b) 1740 « où il y a beaucoup de bruit » (Ac.). Part. prés. adjectivé de l'a. fr. bruire*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1 265. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 127, b) 2 056; xxes. : a) 2 169, b) 1 157.
BBG. − Duch. 1967, § 41, 74. − Goug. Mots t. 1 1962, p. 291.