× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
BOUTE-EN-TRAIN, subst. masc. et adj.
I.− Substantif
A.− Terme de haras. Mâle placé au voisinage des femelles à l'effet de les mettre en chaleur et de les disposer à l'accouplement.
Spéc. Petit oiseau que l'on place avec d'autres pour les inciter, pour leur apprendre à chanter.
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxesiècle.
B.− Fig. et fam.
1. Personne qui met tout le monde en train, en gaieté. Le joyeux boute-en-train de la pension (Balzac, Le Père Goriot,1835, p. 220):
1. Daudet est le boute-en-train, l'amuseur, le causeur commediante, le bruit, le mouvement, l'esprit bouffon des dimanches du Grenier. E. et J. de Goncourt, Journal,1887, p. 671.
2. Plus rare. Instigateur, animateur, éveilleur :
2. ... un savant n'est un savant qu'à la condition de n'être pas compris, c'est au mieux; mais il faut leur rendre [aux savants] cette justice qu'ils auront été les boute-en-train de la science. Du Camp, Mémoires d'un suicidé,1853, p. 258.
II.− Emploi adj. [En parlant d'une pers.] Gai, joyeux, entraînant. Joues lisses de gros Juif boute-en-train (Malraux, L'Espoir,1937, p. 793).Bouju (...) était si bon enfant, si rieur, si boute-en-train, que personne ne blâmait sa conduite avec sa femme (Balzac, Œuvres diverses,t. 3, 1850, p. 121).
[En parlant d'une chose] Une complainte campagnarde et boute-en-train (Huysmans, L'Oblat,t. 2, 1903, p. 74).
PRONONC. ET ORTH. : [butɑ ̃tʀ ε ̃]. Besch. 1845 : ,,Étant formé d'un verbe boute et de en train, locution adverbiale, ne doit donc point prendre la marque du pluriel. Un boute-en-train; des boute-en-train``. (Pour cette rem. cf. aussi Littré). Tous les dict. notent des boute-en-train.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1694 (Boursault, Mots à la mode, sc. 15 dans R. Hist. litt. Fr., 1898, p. 300 : Un beau nœud de brillants dont le sein est saisi S'appelle un boute-en-train ou bien un tatez-y), acception relevée dans aucun dict.; 2. 1718 (Ac. : Bout-en-train. On appelle ainsi un petit Oyseau qui sert à faire chanter les autres, & qu'on nomme autrement Tarin. Et figurément on appelle aussi de la sorte dans le style familier & bas, Un homme de plaisir, qui excite les autres, & qui les met en train). Composé de la forme verbale boute (bouter* étymol. 2) et de la loc. en train* « en mouvement ».
STAT. − Fréq. abs. littér. : 26.