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haricots (des -) loc. adv. non conv. EXCLAM. "rien du tout" - FEW (16, 164b), 1928, Lacassagne ; GLLF, 20e ; Rs, cit. J. Dutourd ; R, Lex.[75], PR[77], TLF, ø d.
1911 - «Vous pensez que le noir Johnson, champion du monde, ne boxe pas pour ce qu'on est convenu d'appeler des haricots. Il devait toucher 150,000 francs.» Le Plein air, 6 oct., 822b - G.S.
haricots (empoigner les -) loc. verb. non conv. ACT. OBJET "être touché, recevoir des coups" - ø t. lex. réf. ; absent TLFattraper le haricot "recevoir un coup destiné à un autre" : FEW (16, 164b), 1856
1828 - «- Ce n'est rien, dit Belle-Rose en ramassant le fleuret qu'il remit à la main de Fanfan, après l'avoir placé vis-à-vis de son adversaire. Allons ! en garde ! on va voir qui est-ce qui empoignera les zharicots.» Vidocq, Mém., 2, 70 (Tenon) - P.R.
hôtel des haricots loc. nom. m. non conv. JUST. "prison" - FEW (16, 164b), E, 1793 ; TLF, cit. Goncourt, 1862 ; L, ø d.
*1840 - «[...] je me trouve face à face avec mon ennemi, votre maître, que deux gardes municipaux conduisaient à l'hôtel des haricots [...]» Bayard et Dumanoir, Les Guêpes, ii, in Répertoire dram., IV (Henriot-Beck) - T.W.
*1865 - «Le collège des Haricots fut supprimé en 1792 et ses bâtiments servirent de prison militaire et de prison de la garde nationale pendant la Révolution.» A. de Lasalle, L'Hôtel des haricots, in Rigaud, Dict. d'arg. mod. (1888) - T.W.
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