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ÉCHOIR, verbe intrans.
A.− [En parlant de biens matériels ou non, d'événements, etc.]
1. Qui advient par l'effet d'une loi ou d'une règle non écrite. Échoir en partage; la succession qui lui est échue. Le marquis abhorre son fils Ascagne, et c'est à ce fils qu'échoiront les 5 ou 6 millions qu'il possède (Stendhal, Chartreuse,1839, p. 154):
1. Un petit héritage lui échut qui venait de sa sœur. Ces cinq mille francs, arrivés à la fin d'une vie, se révélèrent assez encombrants. Camus, L'Envers et l'endroit,1937, p. 119.
Rem. Le part. passé se conjugue gén. avec être; on rencontre cependant le lot qui lui avait échu.
DR. Si le cas y échet, s'il y échet. Si le cas se présente. Sont passibles de sanctions prévues à l'article L 409 ci-après, sans préjudice des peines résultant de l'application d'autres lois, s'il y échet (Réforme Séc. soc.,1968, p. 46).
2. Qui advient, qui est dévolu par hasard (à quelqu'un). Il souffrit beaucoup des mauvais numéros qui lui échurent souvent, des humiliations qu'il reçut, des bénéfices qu'il manqua (Thibaudet, Réfl. litt.,1936, p. 29).Les enfants! prenez chacun une valise. Celle qui m'échut était beaucoup trop lourde pour mes huit ans (H. Bazin, Vipère,1948, p. 35):
2. ... je trouvais absurde que le pouvoir dépendît de l'hérédité et échût la plupart du temps à des imbéciles. Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée,1958, p. 129.
B.− [En parlant d'une dette, d'un règlement] Qui arrive à échéance. Payer des billets à échoir; le terme échu depuis deux mois. Vous savez que le premier billet échoit dans quatre jours (A. Daudet, Pt Chose,1868, p. 301).
Rem. Le verbe échoir ne s'emploie plus qu'aux troisièmes pers. du sing. et du plur., à l'inf. et aux temps composés.
Prononc. et Orth. : [eʃwa:ʀ], (il) échoit [eʃwa]. Ds Ac. 1694, 1718, s.v. escheoir ou eschoir. Ac. 1740 admet encore écheoir (noté comme vieilli ds DG) à côté de échoir. Ac. 1762-1932 enregistre la forme mod. Conjug. N'est usité qu'à l'inf. et aux formes suiv. : ind. prés. il échoit. La forme il échet, encore donnée à titre de var. ds Ac. 1932 est considérée comme vieillie; passé simple il échut; fut. il échoira (vieilli il écherra, cf. cherra de choir ds Le Petit chaperon rouge); cond. il échoirait, ils échoiraient (vieilli il(s) écherrai(en)t); part. prés. échéant; part. passé échu. Grev. 1964, § 701 signale l'imp. néologique il échéait dans un ex. de Châteaubriant, La Brière, p. 56 et de Fr. Ambrière, Les Grandes vacances, p. 181. Se conjugue aux temps composés avec l'auxiliaire être. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1135 « être dévolu, revenir à quelqu'un » (Couronnement Louis, 2443 ds T.-L.); b) 1160-74 impers. « arriver, survenir » (Wace, Rou, éd. A. J. Holden, III, 6653); 1804 loc. adv. le cas échéant (Constant, Journal, p. 159); 2. 1670 « arriver à échéance » (Patru, 3. plaidoié, p. 39 ds Rich.). Du lat. vulg. *excadere, réfection du lat. class. excidere « tomber, sortir de, échoir » d'apr. cadere, v. choir (cf. Vään. § 205). Fréq. abs. littér. : 139 (échu : 151).