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IVROGNERIE, subst. fém.
Vice qui consiste à s'enivrer habituellement. L'explication de l'ivrognerie du peuple est telle : ils boivent pour oublier qu'ils n'ont pas ce qu'ils désirent (Gide, Réflex. litt. et mor.,1897, p. 496).Dans les classes populaires, la misère et l'ignorance entretenaient fréquemment l'ivrognerie et la violence (Lefebvre, Révol. fr.,1963, p. 45):
Mon père ne s'était pas accommodé longtemps du caractère de ma mère. Il l'avait quittée peu de temps après la naissance de ma sœur; et comme il avait un talent distingué pour le dessin, tant pour les étoffes et les toiles, que pour les porcelaines, il aurait trouvé partout une subsistance honnête, sans son irrésistible penchant à l'ivrognerie. Restif de La Bret., M. Nicolas,1796, p. 102.
P. métaph. Il est bien vrai que la démesure peut être une sainteté, lorsqu'elle se paye de la folie de Nietzsche. Mais cette ivrognerie de l'âme qui s'exhibe sur la scène de notre culture, est-ce toujours le vertige de la démesure, la folie de l'impossible dont la brûlure ne quitte jamais plus celui qui, une fois au moins, s'y est abandonné? (Camus, Homme rév.,1951, p. 371).
Prononc. et Orth. : [ivʀ ɔ ɳ ʀi]. Ac. 1694, 1718 yvrognerie, puis i-. Étymol. et Hist. 1538 yvrongnerie (Est., s.v. perpotatio). Dér. de ivrogne*; suff. -erie*, par supplantation du suff. a. fr. -ie (Nyrop t. 3, § 242) de ivrognie (début xiiies. ds Gdf.-1576 ds Hug.). Fréq. abs. littér. : 111.