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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 2e moit. xe s. « sans répugnance, de bon gré » (St Léger, éd. J. Linskill, 97: Enviz lo fist, non voluntiers ; 130);
2.
a) ca 1200 « par un mouvement naturel, spontané » en parlant d'une chose (Guiot de Provins, Bible, 635 ds Œuvres, éd. J. Orr, p. 29: [en parlant d'un aimant] Une piere laide et brunete Ou li fers volentiers se joint);
b) ca 1470 « spontanément, facilement » en parlant de personnes (Georges Chastellain, Chron., éd. Kervyn de Lettenhove, t. 1, p. 17: et vient on volontiers a commettre une faute seconde, quand on a fait la première);
3. ca 1215 « habituellement, ordinairement » (Gervaise, Bestiaire, éd. P. Meyer, 10: Volontierz est oïz qui ment). De l'adv. lat. voluntarie « volontairement, spontanément » (iie -iiie s., Arnobe) avec -s adv. ant. aux premiers textes. Volontiers est la réfection étymol. du type a. fr. dissimilé volentiers (o-o > o-e); cf. la var. dial. veluntiers (FEW t. 14, p. 613a), ainsi que la var. velontei de volonté* (ibid., p. 615a).