1. 1165-70 « volant, ailé » (Chrétien de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 6817: oisel volage); 2e moit. xiiie s. (Roncevaux, éd. W. Foerster, p. 113: oisel volage);
2.
a) α) fin xiie s. « frivole, inconstant, infidèle » (Première Continuation Perceval, éd. W. Roach, t. 1, p. 195, 7157: Autre home sont qui sont volage); xiiie s. (Lai du Conseil, éd. A. Barth, 298: Li autres la tient a volage); 1612 subst. (H. d'Urfé, L'Astrée, t. 1, p. 32: ceste volage); β) fin xiie s. p. méton. (Chrétien de Troyes, Chanson, I, 25 ds Foerster, Kr. von Troyes W. zu seinen sämtlichen Werken, 1914, p. 205*: Fols cuers legiers et volages); fin xiie s. (Chastelain de Couci, Chansons, éd. A. Lerond, p. 68: faus cuer ne volage);
b) déb. xiiie s. « inconstant, changeant » (Chardri, Sept dormants, éd. B. S. Merrilees, 704: jovenes bachelers [...] volages e legers); 1260-70 subst. (Vie de Saint Osith, éd. A. T. Baker, 239: A volage ne vot baillier [un livre]);
3.
a) 1247 « qui passe ou change vite » (Gautier de Mes, Ymage du monde, ms. St Brieuc, f° 10a ds Gdf. : apres ceste vie volage);
b) 1434-38 feu volage « sorte d'éruption au visage » (Jacques d'Esch, Chron. messine, éd. G. Wolfram, p. 498 [gloss.]: feu voullaige, éruption au visage); 1478 (Le Guidon en françois, trad. par N. Panis, f° 167 ds Sigurs, p. 399: dartres ou feu volage); 1580 fig. « engouement passager, attachement sans profondeur » (Montaigne, Essais, I, 28, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 186: l'affection envers les femmes [...] c'est un feu temeraire et volage);
c) α) [1757 mar. « instable » (Saverien d'apr. Jal1 )] 1773 (Bougainville, Voyage autour du monde, t. 2, pp. 54-55: rendre la pirogue moins volage); β) [1812 « qui a un recul très vif (en parlant d'un canon) » (Mozin-Biber d'apr. FEW t. 14, p. 609a)] 1872 (Littré); γ) 1831 « qui a des oscillations trop vives » (Will. : un compas est volage). Du lat. volaticus « qui vole, ailé; qui va de-ci de-là, changeant, inconstant; éphémère », dér. de volare (voler1 *).
2.
a) α) fin xiie s. « frivole, inconstant, infidèle » (Première Continuation Perceval, éd. W. Roach, t. 1, p. 195, 7157: Autre home sont qui sont volage); xiiie s. (Lai du Conseil, éd. A. Barth, 298: Li autres la tient a volage); 1612 subst. (H. d'Urfé, L'Astrée, t. 1, p. 32: ceste volage); β) fin xiie s. p. méton. (Chrétien de Troyes, Chanson, I, 25 ds Foerster, Kr. von Troyes W. zu seinen sämtlichen Werken, 1914, p. 205*: Fols cuers legiers et volages); fin xiie s. (Chastelain de Couci, Chansons, éd. A. Lerond, p. 68: faus cuer ne volage);
b) déb. xiiie s. « inconstant, changeant » (Chardri, Sept dormants, éd. B. S. Merrilees, 704: jovenes bachelers [...] volages e legers); 1260-70 subst. (Vie de Saint Osith, éd. A. T. Baker, 239: A volage ne vot baillier [un livre]);
3.
a) 1247 « qui passe ou change vite » (Gautier de Mes, Ymage du monde, ms. St Brieuc, f° 10a ds Gdf. : apres ceste vie volage);
b) 1434-38 feu volage « sorte d'éruption au visage » (Jacques d'Esch, Chron. messine, éd. G. Wolfram, p. 498 [gloss.]: feu voullaige, éruption au visage); 1478 (Le Guidon en françois, trad. par N. Panis, f° 167 ds Sigurs, p. 399: dartres ou feu volage); 1580 fig. « engouement passager, attachement sans profondeur » (Montaigne, Essais, I, 28, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 186: l'affection envers les femmes [...] c'est un feu temeraire et volage);
c) α) [1757 mar. « instable » (Saverien d'apr. Jal1 )] 1773 (Bougainville, Voyage autour du monde, t. 2, pp. 54-55: rendre la pirogue moins volage); β) [1812 « qui a un recul très vif (en parlant d'un canon) » (Mozin-Biber d'apr. FEW t. 14, p. 609a)] 1872 (Littré); γ) 1831 « qui a des oscillations trop vives » (Will. : un compas est volage). Du lat. volaticus « qui vole, ailé; qui va de-ci de-là, changeant, inconstant; éphémère », dér. de volare (voler1 *).