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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1180-1220 subst. vivendier « homme hospitalier » (Roman d'Alexandre [interpol. Gadifer version, v. Elliott Monographs 37, p. 100; 39, p. 69; 40, p. 147], éd. H. Michelant, p. 137, 8: donneor i ot large et mult bon vivendier), empl. en loc. avec bon, large ou grant jusqu'au xive s., v. Gdf. ;
2. 1432 subst. « celui qui vend des vivres à la suite d'un corps de troupes » (Louis XI, Lettres, t. 10, p. 6 ds Bartzsch, p. 151: les marchans et vivandiers qui fournissent mon armée de vivres); 1559 fém. (Amyot, Timoleon, 14 ds Hug.). Réfection, avec intercalation de -v- prob. sous l'infl. de vivres*, de l'a. fr. viandier « homme hospitalier, généreux », att. du xiie s. (1155, Wace, Brut, éd. I. Arnold, 3742) au xive s. (v. Gdf.), dér. de viande* « nourriture » (v. ce mot), avec suff. -ier*.