A.
1. 1re moit. xiie s. « fleur [au sens global pouvant désigner la plante entière] dont une variété, très parfumée, a la couleur qu'on obtient par le mélange de blanc, de bleu et de rouge » (Lapidaire de Marbode, éd. P. Studer et J. Evans, Anglo-norman Lapidaries, 383, p. 43);
2. ca 1610 sentir la violette (Beroalde de Verville, Le Moyen de parvenir, éd. fac-sim. par H. Moreau et A. Tournon, p. 254);
3. 1690 bois de violette « bois d'aspect violet (palissandre) » (Fur.); 1874 yeux de violette (Banville, Exilés, p. 35).
B. 1542 « giroflée » (Gesner, Catalogus plantarum latine graece germanice et gallice, f° 52 v° ).
C. 1762 plur. « couleurs du visage résultant d'une atteinte mortelle » (Rousseau, Le Lévite d'Ephraïm ds Œuvres compl., La Pléiade, t. 2, p. 1215).
D. 1822 couleur violette de Parme (Obs. modes, t. 3, p. 148); 1829 en appos. à valeur d'adj. violette des bois (J. dames et modes, p. 475).
E. 1839 « personne humble, modeste ou timide » (Balzac, loc. cit.).
F. 1928 violettes « gratifications » (Lacassagne, Arg. « milieu », p. 205); 1953 violette « id. » (Simonin, Touchez pas au grisbi, p. 242). Dér. de l'a. fr. viole désignant cette fleur (dep. fin xie s., judéo-fr., Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t. 1, 1060, p. 146) et issu du lat. viola désignant différentes plantes dont la violette (lat. viola purpurea, lat. bot. de Linné viola odorata) et certaines variétés de giroflées (v. André Bot.); suff. -ette (-et*).
1. 1re moit. xiie s. « fleur [au sens global pouvant désigner la plante entière] dont une variété, très parfumée, a la couleur qu'on obtient par le mélange de blanc, de bleu et de rouge » (Lapidaire de Marbode, éd. P. Studer et J. Evans, Anglo-norman Lapidaries, 383, p. 43);
2. ca 1610 sentir la violette (Beroalde de Verville, Le Moyen de parvenir, éd. fac-sim. par H. Moreau et A. Tournon, p. 254);
3. 1690 bois de violette « bois d'aspect violet (palissandre) » (Fur.); 1874 yeux de violette (Banville, Exilés, p. 35).
B. 1542 « giroflée » (Gesner, Catalogus plantarum latine graece germanice et gallice, f° 52 v° ).
C. 1762 plur. « couleurs du visage résultant d'une atteinte mortelle » (Rousseau, Le Lévite d'Ephraïm ds Œuvres compl., La Pléiade, t. 2, p. 1215).
D. 1822 couleur violette de Parme (Obs. modes, t. 3, p. 148); 1829 en appos. à valeur d'adj. violette des bois (J. dames et modes, p. 475).
E. 1839 « personne humble, modeste ou timide » (Balzac, loc. cit.).
F. 1928 violettes « gratifications » (Lacassagne, Arg. « milieu », p. 205); 1953 violette « id. » (Simonin, Touchez pas au grisbi, p. 242). Dér. de l'a. fr. viole désignant cette fleur (dep. fin xie s., judéo-fr., Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t. 1, 1060, p. 146) et issu du lat. viola désignant différentes plantes dont la violette (lat. viola purpurea, lat. bot. de Linné viola odorata) et certaines variétés de giroflées (v. André Bot.); suff. -ette (-et*).