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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1155 « action, fait de venir » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 787);
2.
a) ca 1275 de venue « aussitôt, sur le champ, de prime abord » (Adenet le Roi, Buevon de Conmarchis, éd. A. Henry, 1836), seulement en a. et m. fr.;
b) 1568 tout d'une venue « tout d'une fois » (Delorme, Archit., I, 19 ds Gdf.);
c) fin xvie s. avoir la jambe tout d'une venue « d'une ligne unie, n'avoir pas les mollets marqués » (Palissy, De l'Art de terre, éd. P. A. Cap, p. 320);
3.
a) fin xve s. « action de croître et de se développer » (Jard. de santé, I, 2 ds Gdf. Compl. : Barbe qui est de tardive venue et naissance);
b) 1718 (Ac. : on dit d'Un jeune arbre grand et droit qu'il est d'une belle venüe. la mesme chose se dit aussi d'un jeune homme grand et bien fait);
4.
a) 1431-35 allées et venues « démarches qu'une personne fait en vue de conclure un accord, une affaire... » (Cl. de Fouquemberge, Journal, éd. Tuetey, t. 3, p. 14);
b) 1607 « action d'aller et venir, mouvement de va et vient » (H. d'Urfé, L'Astrée, t. 1, p. 112). Part. passé subst. au fém. de venir*; en a. et m. fr. venue a également signifié « endroit par où l'on vient, chemin », « aventure, ce qui arrive à quelqu'un », « moment, fois », « tour et mauvais tour », « coup », « revenus », v. Gdf. et FEW t. 14, pp. 242-243.