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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Ca 1100 « qualités du guerrier: puissance physique, efficacité dans le combat, courage » (Roland, éd. J. Bédier, 744) — xvie s. ds Hug. ;
2. 1530 vaisselaige « condition de dépendance du vassal envers son seigneur » (Palsgr., p. 193); 1576 droict de vassalage (Bodin, Republ., I, 7 ds Hug.); 1611 vasselage actif « serment de fidélité que le vassal prête à son seigneur » (Cotgr.); 1636 vasselage passif « devoirs auxquels est soumis le vassal » (Monet);
3. fig.
a) 1835 (Balzac, Séraphita, p. 220: Il se rencontre dans la nature inexplorée du monde spirituel certains êtres armés de ces facultés inouïes [...] et qui se combinent avec d'autres êtres [...] ils les enchantent, les dominent, les réduisent à un horrible vasselage);
b) 1848 (Chateaubr., Mém., t. 2, p. 501: j'étais suspect à tous ceux qui voulaient mettre la France en vasselage). Dér. de vassal*; suff. -age*. Dans les textes a. et m. fr., pour désigner les rapports de dépendance du vassal au seigneur (supra 1), on rencontre le terme hommage*.