Ca 1220 « unité (de Dieu en trois personnes) » (Gui de Cambrai, Barlaam et Josaphat, éd. C. Appel, 1538), en a. et m. fr.;
1. 1380 « combinaison, jonction de deux ou plusieurs choses ensemble pour former un tout » (Roques t. 2, n° 13444); d'où
a) 1761 l'union des sexes (J. B. Robinet, De la nature, p. 231); 1908 union sexuelle (Sorel, Réflex. violence, p. 363);
b) 1754 trait d'union, v. trait d'union ;
2. fin xive s. « concorde, bonne entente, liaison d'affection » (Eustache Deschamps, Des Vertus nécessaires au prince ds Littré); 1694 esprit d'union (Ac.); en partic.
a) 1914 union nationale (Barrès, Cahiers, t. 11, p. 93);
b) 1914 union sacrée (R. Poincaré ds Le Temps, 5 août, p. 4, col. 1);
3. 1636 « association de personnes, de collectivités... ayant un but commun » (Monet); d'où
a) 1757 l'union fait la force (Argenson, Considérations sur le gouvernement anc. et présent de la France, p. 30);
b) 1807 union des créanciers (Code de commerce, l. III, chap. 8, section 3);
4. 1659 « mariage » l'union conjugale (Molière, Les Précieuses ridicules, 4, p. 117); 1670 union (Id., Le Bourgeois gentilhomme, III, 15); 1854 union libre (About, loc. cit.);
5.
a) 2e moit. xviiie s. « acte qui unit sous un seul gouvernement plusieurs provinces ou plusieurs États; les provinces ainsi unies » l'union suisse (Volt., Ann. Emp. Maximilien, 1500 ds Littré); en partic. 1801 aux États-Unis les États de l'Union (Crèvecœur, Voyage, t. 1, p. 150);
b) 1842 l'union des douanes (Hugo, Rhin, p. 453); 1869 union douanière (Flaub., Éduc. sent., t. 1, p. 36);
6.
a) 1791 « gouvernement sous forme d'association, de syndicat ». Union fraternelle des ouvriers (Hist. parlementaire de la Révol. fr. [Séance du 21 mai], publ. par J. B. Buchez et P. C. Roux, t. 10, p. 160);
b) 1872 unions ouvrières (Littré);
c) 1870 « dans les pays anglo-saxons, syndicat » les unions anglaises (P. Leroy-Beaulieu, La Question ouvrière au XIXe s., II, les trade's unions et l'association internationale des travailleurs ds R. des Deux Mondes, t. 86, Paris, 1870, p. 922); cf. 1874 (Michelet, Chemins Europe, p. 31);
7. 1938 union des Églises (Marcel). Empr. au b. lat. unio « union », dér. de unus, v. un1 ; le sens 5 a en partic. concernant les États-Unis est empr. à l'anglo-amér. Union (empl. propre aux États-Unis de l'angl. union « union » lui-même empr. au fr. union, 1432-50, NED) qui a d'abord désigné un projet d'association de type confédéral des treize colonies (1754 ds DAE), puis cette confédération elle-même, et à partir de 1787 les États-Unis (v. DAE); le sens 6 b est l'adapt. de l'angl. trade union att. en 1831 (NED Suppl.2 ), formé de trade « emploi; corps de métier » et de union et qui dès 1833 a le sens de « syndicat » (2nd. Rep. Factory Com. D 2.39, ibid.); actuellement le fr. union est réservé aux historiens et aux réalités anglo-sax., cf. 6 c, syndicat s'est imposé dans l'usage dès le xixe s. (v. syndicat).
1. 1380 « combinaison, jonction de deux ou plusieurs choses ensemble pour former un tout » (Roques t. 2, n° 13444); d'où
a) 1761 l'union des sexes (J. B. Robinet, De la nature, p. 231); 1908 union sexuelle (Sorel, Réflex. violence, p. 363);
b) 1754 trait d'union, v. trait d'union ;
2. fin xive s. « concorde, bonne entente, liaison d'affection » (Eustache Deschamps, Des Vertus nécessaires au prince ds Littré); 1694 esprit d'union (Ac.); en partic.
a) 1914 union nationale (Barrès, Cahiers, t. 11, p. 93);
b) 1914 union sacrée (R. Poincaré ds Le Temps, 5 août, p. 4, col. 1);
3. 1636 « association de personnes, de collectivités... ayant un but commun » (Monet); d'où
a) 1757 l'union fait la force (Argenson, Considérations sur le gouvernement anc. et présent de la France, p. 30);
b) 1807 union des créanciers (Code de commerce, l. III, chap. 8, section 3);
4. 1659 « mariage » l'union conjugale (Molière, Les Précieuses ridicules, 4, p. 117); 1670 union (Id., Le Bourgeois gentilhomme, III, 15); 1854 union libre (About, loc. cit.);
5.
a) 2e moit. xviiie s. « acte qui unit sous un seul gouvernement plusieurs provinces ou plusieurs États; les provinces ainsi unies » l'union suisse (Volt., Ann. Emp. Maximilien, 1500 ds Littré); en partic. 1801 aux États-Unis les États de l'Union (Crèvecœur, Voyage, t. 1, p. 150);
b) 1842 l'union des douanes (Hugo, Rhin, p. 453); 1869 union douanière (Flaub., Éduc. sent., t. 1, p. 36);
6.
a) 1791 « gouvernement sous forme d'association, de syndicat ». Union fraternelle des ouvriers (Hist. parlementaire de la Révol. fr. [Séance du 21 mai], publ. par J. B. Buchez et P. C. Roux, t. 10, p. 160);
b) 1872 unions ouvrières (Littré);
c) 1870 « dans les pays anglo-saxons, syndicat » les unions anglaises (P. Leroy-Beaulieu, La Question ouvrière au XIXe s., II, les trade's unions et l'association internationale des travailleurs ds R. des Deux Mondes, t. 86, Paris, 1870, p. 922); cf. 1874 (Michelet, Chemins Europe, p. 31);
7. 1938 union des Églises (Marcel). Empr. au b. lat. unio « union », dér. de unus, v. un1 ; le sens 5 a en partic. concernant les États-Unis est empr. à l'anglo-amér. Union (empl. propre aux États-Unis de l'angl. union « union » lui-même empr. au fr. union, 1432-50, NED) qui a d'abord désigné un projet d'association de type confédéral des treize colonies (1754 ds DAE), puis cette confédération elle-même, et à partir de 1787 les États-Unis (v. DAE); le sens 6 b est l'adapt. de l'angl. trade union att. en 1831 (NED Suppl.2 ), formé de trade « emploi; corps de métier » et de union et qui dès 1833 a le sens de « syndicat » (2nd. Rep. Factory Com. D 2.39, ibid.); actuellement le fr. union est réservé aux historiens et aux réalités anglo-sax., cf. 6 c, syndicat s'est imposé dans l'usage dès le xixe s. (v. syndicat).