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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Fin xiie s. drugement « interprète » (Prise Orange, éd. C. Régnier, 422); fin xive s. trucheman (Chron. de Flandre ds Delb. ds DG : puis revint ses truchemans);
2. mil. xve s. truchement « personne qui parle à la place d'une autre, porte-parole, représentant » (Charles d'Orléans, Rondel, 163, 11 ds Poésies, éd. P. Champion, t. 2, p. 384: ung truchement lui fault querir);
3. 1557 « ce qui exprime, fait comprendre, connaître » (G. Du Puiherbault, De pénitence... , 17b ds Fonds Barbier : il n'est point de meilleur truchement des loix que la coustume); 1580 (Montaigne, Essais, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, II, 18, p. 667: la parolle [...] c'est le truchement de nostre ame);
4. 1893 loc. par le truchement de (Blondel, Action, p. 221). Empr. à l'ar. turǧumān « interprète, traducteur », dér. de tarǧama « traduire » (cf. drogman, targum).