1.
a) Ca 1352-1356 se trouver trompé « être dans une situation délicate » (Jean le Bel, Chronique, éd. J. Viard et E. Déprez, t. 1, p. 209);
b) 1388 se tromper de qqn « se jouer de quelqu'un » (Arch., JJ 135, pièce 135 ds Gdf.);
c) 1396 trans. « se moquer de quelqu'un » (Manière de lang., éd. J. Gessler, p. 81);
2.
a) 1420 « donner volontairement à quelqu'un une idée erronée de la réalité, de la vérité » (Rel. de la Loy, A. Tournai ds Gdf. Compl.); ca 1456-69 empl. abs. (Pathelin, éd. R. T. Holbrook, 44); 1534 pronom. (Rabelais, Gargantua, éd. R. Calder et M. A. Screech, XXIX, p. 186); 1633 si je ne me trompe (Peiresc, Lettr., IV, 89 ds Quem. DDL t. 19); 1812 se tromper de + subst. sans art. « faire une confusion concernant telle chose, prendre une chose pour une autre » (Mozin-Biber);
b) 1667 « être infidèle aux engagements sentimentaux ou conjugaux pris envers quelqu'un » (Molière, Le Misanthrope, IV, 2 ds Œuvres, éd. E. Despois et P. Mesnard, t. 5, p. 519);
c) 1672 tromper les regards « échapper aux regards » (Racine, Bajazet, I, 1 ds Œuvres, éd. P. Mesnard, t. 2, p. 500); 1718 « se soustraire habilement à l'attention de quelqu'un » (Ac.);
d) 1673 « induire (une personne ou un animal) en erreur par des faux-semblants de façon à déjouer une surveillance, à échapper à une poursuite » (Racine, Mithridate, III, 1 ds Œuvres, t. 3, p. 56);
3.
a) 1552 « calmer par une satisfaction illusoire, une diversion momentanée » (Rabelais, Quart Livre, éd. R. Marichal, p. 3);
b) 1558 tromper le temps « s'occuper, faire quelque chose pour ne pas trouver le temps trop long » (B. Des Périers, Nouv. récréations et joyeux devis, 1, éd. Kr. Kasprzyk, p. 13);
4. en parlant de choses
a) 1553 « présenter à l'esprit une idée, une représentation trompeuse » (La Bible, s.l., impr. J. Gerard, Ps. 78 d'apr. FEW t. 17, p. 378a);
b) 1580 « ne pas correspondre à ce que l'on attendait, à ce que l'on espérait » (Montaigne, Essais, I, 26, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 164). Empl. fig. de tromper « jouer de la trompe » (ca 1195, Ambroise, Guerre sainte, 2339 ds T.-L.), dér. de trompe*, dés. -er.
a) Ca 1352-1356 se trouver trompé « être dans une situation délicate » (Jean le Bel, Chronique, éd. J. Viard et E. Déprez, t. 1, p. 209);
b) 1388 se tromper de qqn « se jouer de quelqu'un » (Arch., JJ 135, pièce 135 ds Gdf.);
c) 1396 trans. « se moquer de quelqu'un » (Manière de lang., éd. J. Gessler, p. 81);
2.
a) 1420 « donner volontairement à quelqu'un une idée erronée de la réalité, de la vérité » (Rel. de la Loy, A. Tournai ds Gdf. Compl.); ca 1456-69 empl. abs. (Pathelin, éd. R. T. Holbrook, 44); 1534 pronom. (Rabelais, Gargantua, éd. R. Calder et M. A. Screech, XXIX, p. 186); 1633 si je ne me trompe (Peiresc, Lettr., IV, 89 ds Quem. DDL t. 19); 1812 se tromper de + subst. sans art. « faire une confusion concernant telle chose, prendre une chose pour une autre » (Mozin-Biber);
b) 1667 « être infidèle aux engagements sentimentaux ou conjugaux pris envers quelqu'un » (Molière, Le Misanthrope, IV, 2 ds Œuvres, éd. E. Despois et P. Mesnard, t. 5, p. 519);
c) 1672 tromper les regards « échapper aux regards » (Racine, Bajazet, I, 1 ds Œuvres, éd. P. Mesnard, t. 2, p. 500); 1718 « se soustraire habilement à l'attention de quelqu'un » (Ac.);
d) 1673 « induire (une personne ou un animal) en erreur par des faux-semblants de façon à déjouer une surveillance, à échapper à une poursuite » (Racine, Mithridate, III, 1 ds Œuvres, t. 3, p. 56);
3.
a) 1552 « calmer par une satisfaction illusoire, une diversion momentanée » (Rabelais, Quart Livre, éd. R. Marichal, p. 3);
b) 1558 tromper le temps « s'occuper, faire quelque chose pour ne pas trouver le temps trop long » (B. Des Périers, Nouv. récréations et joyeux devis, 1, éd. Kr. Kasprzyk, p. 13);
4. en parlant de choses
a) 1553 « présenter à l'esprit une idée, une représentation trompeuse » (La Bible, s.l., impr. J. Gerard, Ps. 78 d'apr. FEW t. 17, p. 378a);
b) 1580 « ne pas correspondre à ce que l'on attendait, à ce que l'on espérait » (Montaigne, Essais, I, 26, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 164). Empl. fig. de tromper « jouer de la trompe » (ca 1195, Ambroise, Guerre sainte, 2339 ds T.-L.), dér. de trompe*, dés. -er.