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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. Adj.
1. 1377 « qui est disposé en travers » (N. Oresme, Le Livre du Ciel et du Monde, éd. A. D. Menut, p. 454: la figure d'un arbre transversal);
2. 1534 anat. (Le Guidon en françoys, 48c ds Rom. Forsch. t. 32, p. 175: deux muscles transversaulx);
3.
a) 1796 « qui traverse, est en travers (par rapport à un axe principal) » (Dusaulx, loc. cit.); 1823 (Las Cases, op. cit., p. 708: routes transversales); 1836 (Stendhal, L. Leuwen, t. 3, p. 243: rue transversale);
b) 1894 ch. de fer ligne transversale (Bricka, Cours ch. de fer, t. 2, p. 205);
4. 1796 géol. vallée transversale (H.-B. de Saussure, loc. cit.); 1869 (Élie de Beaumont, Stratigraphie, p. 510: fissures transversales ; p. 515: fractures transversales); 1888 (E. de Margerie et A. Heim, Les Dislocations de l'écorce terrestre, p. 21 ds Quem. DDL t. 30: faille transversale).
B. Subst. fém.
1. 1806 géom. (L. Carnot, Essai sur la théorie des transversales, Paris ds Gde Encyclop.);
2. 1883 jeu (Delvau Suppl.);
3. 1900 sports barre transversale (L'Auto-Vélo, 31 déc. ds Petiot 1982); 1969 subst. transversale (Le Midi Olympique, loc. cit.);
4. 1914 « route, rue transversale » (Maurras, loc. cit.); 1926 (P. Lavedan, loc. cit.). Empr. au lat. médiév. transversalis « placé en travers, transversal » (xiiie s., FEW t. 13, 2, p. 226b; Latham ; Du Cange ; NED), dér. du lat. class. transversus (v. transverse, travers).