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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
I.
1. 1312 dr. « cession d'un droit qu'on a sur quelque chose » (Cart. de Guise, B. N. l. 17777, f° 26 v° ds Gdf. Compl.);
2.
a) 1538 « action de porter d'un lieu dans un autre » (Est.); 1813 moyens de transport, v. moyen2 étymol. A 2 b;
b) 1610 « déportation » (Cl. Fauchet, Œuvres, Paris, t. 2, p. 11);
c) 1669 « action d'une personne, qui par autorité de justice, se rend sur les lieux » (Racine, Les Plaideurs, I, VII, vers 224);
3.
a) 1788 « vaisseau de transport » 12 vaisseaux de guerre et 60 transports (Fér. Crit. t. 3); 1835 plus gén. « véhicule servant à transporter » la route était couverte de transports (Ac.); d'où
b) 1873 au plur. « ensemble des divers modes d'acheminement » bureau des transports maritimes (Verne, Tour monde, p. 101);
4. 1862 géol. terrain de transport (D'Omalius D'Halloy, Abr. de géol., Paris, Leiber, p. 214); cf. 1884 (E. Perrier, Philos. zool. av. Darwin, p. 120);
5. 1883 électr. transport de la force d'un point à un autre d'un conducteur (Jacquez, Dict. d'électricité et de magnétisme, p. 98 ds Quem. DDL t. 21).
II.
1. 1604 « vive émotion, sentiment passionné qui émeut, qui entraîne » (Montchrétien, La Carthaginoise, II ds Les Tragédies, éd. L. Petit de Julleville, p. 128: que lasche son cœur aux transports de son ire);
2. 1668 « délire, égarement d'esprit causé par la maladie, la fièvre... » (Molière, Amphytrion, I, II, vers 431); 1671 transport au cerveau « id. » (Mme de Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, t. 1, p. 312). Déverbal de transporter*.