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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
a) 1269-78 trestable (or) « que l'on peut traiter, malléable » (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 9610); fin xiiie s. [ms.] traitable « qu'on peut manier, faire évoluer » (Rich. de Fornival, Best. d'amours, ms. Dijon 299, f° 12b ds Gdf.);
b) 1559 traictable « que l'on peut traiter, développer » (Abel Matthieu, Devis de la langue franç., 1er Dev., f° 34, v° , ibid.: Toutes matieres et questions ne sont pas traictables comme l'on panse); 1690 traittable (Fur.);
c) 1552 « que l'on peut soigner, guérir » (Paré, Œuvres, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 2, p. 581b: l'ulcere sera mal-traitable et rebelle à clorre et cicatriser). Empr. au lat. tractabilis « qu'on peut toucher ou manier » et au fig. « maniable, souple » — d'où fr. tractable « qui peut être traité » de ca 1480 (Myst. du V. Test., éd. J. de Rothschild, 1716) au xvie s., v. Gdf. et Hug. — formé sur le supin tractatum de tractare « traiter », d'apr. traiter*.