1.
a) Ca 1160 « essuyer, frotter, enlever la saleté » (Eneas, 3547 ds T.-L.);
b) ca 1165 « étriller, brosser (un cheval) » ([Chrétien de Troyes], Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 1002);
c) fin xiie s. torchier son cul (Audigier, éd. O. Jodogne, 120); 1534 se torcher « essuyer ses excréments » (Rabelais, Gargantua, XII, éd. R. Calder, M. A. Screech et V.-L. Saulnier, p. 92 et 93); 1640 se torcher le derrière de « ne faire aucun cas de » (Oudin Curiositez); 1867 se torcher le cul de « id. » (Delvau);
d) fin xiie s. soi torchier « se frotter (avec un onguent) » (Prise d'Orange, éd. Cl. Régnier, 389);
e) 1260-1311 torcier (son bec) en parlant d'un oiseau « nettoyer » (Auberon, éd. J. Subrenat, 119); 1541 torcher sa bouche « s'estimer non coupable » (Calvin, Instit. chrét., livre III, chap. IV, 19, éd. J.-D. Benoît, t. 3, p. 119); 1561 se torcher le nez de qqc. « ne pas l'obtenir » (Grevin, Esbahis, V, 3 ds Hug.); 1577 s'en torcher le bec « devoir renoncer à » (R. Belleau, La Reconnue, II, 4 ds Gdf. Compl.); 1578 torcher sa bouche « se résigner à être frustré » (H. Estienne, Dial. du lang. franç. ital., I, 179 ds Hug., s.v. bouche1 );
2. 1160-1174 « emballer, empaqueter » (Rou, II, éd. A. J. Holden, 2423);
3. déb. xiiie s. « battre, rosser (quelqu'un) » (Ste Julienne, 473 ds T.-L.);
4.
a) 1205-50 torchier ses gernons (d'aucun repast) « manger, consommer (quelque chose) » (Renart, branche XIII, éd. E. Martin, 886); 1866 torcher un plat « manger gloutonnement tout ce qu'il contient » (Delvau);
b) 2e moit. du xiiie s. « recouvrir (un mur) de torchis » (Du Prestre et des .II. ribaus ds Gdf. Compl.);
c) 1767 bien torché « bien fait (en parlant d'une œuvre de peinture) » (Diderot, Salon ds Littré); 1798 torcher son ouvrage « faire à la hâte » (Ac.); 1808 bien torché « bousillé » (Hautel); 1823 torché « fait à la hâte, mal fait » (Boiste); 1835 (ouvrage) mal torché « fait grossièrement » (Ac.); 1783 mal torché « mal habillé, sale, dégoûtant » (Restif de La Bret., Contemp. du commun, p. 220). Dér. de torche*; dés. -er.
a) Ca 1160 « essuyer, frotter, enlever la saleté » (Eneas, 3547 ds T.-L.);
b) ca 1165 « étriller, brosser (un cheval) » ([Chrétien de Troyes], Guillaume d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 1002);
c) fin xiie s. torchier son cul (Audigier, éd. O. Jodogne, 120); 1534 se torcher « essuyer ses excréments » (Rabelais, Gargantua, XII, éd. R. Calder, M. A. Screech et V.-L. Saulnier, p. 92 et 93); 1640 se torcher le derrière de « ne faire aucun cas de » (Oudin Curiositez); 1867 se torcher le cul de « id. » (Delvau);
d) fin xiie s. soi torchier « se frotter (avec un onguent) » (Prise d'Orange, éd. Cl. Régnier, 389);
e) 1260-1311 torcier (son bec) en parlant d'un oiseau « nettoyer » (Auberon, éd. J. Subrenat, 119); 1541 torcher sa bouche « s'estimer non coupable » (Calvin, Instit. chrét., livre III, chap. IV, 19, éd. J.-D. Benoît, t. 3, p. 119); 1561 se torcher le nez de qqc. « ne pas l'obtenir » (Grevin, Esbahis, V, 3 ds Hug.); 1577 s'en torcher le bec « devoir renoncer à » (R. Belleau, La Reconnue, II, 4 ds Gdf. Compl.); 1578 torcher sa bouche « se résigner à être frustré » (H. Estienne, Dial. du lang. franç. ital., I, 179 ds Hug., s.v. bouche1 );
2. 1160-1174 « emballer, empaqueter » (Rou, II, éd. A. J. Holden, 2423);
3. déb. xiiie s. « battre, rosser (quelqu'un) » (Ste Julienne, 473 ds T.-L.);
4.
a) 1205-50 torchier ses gernons (d'aucun repast) « manger, consommer (quelque chose) » (Renart, branche XIII, éd. E. Martin, 886); 1866 torcher un plat « manger gloutonnement tout ce qu'il contient » (Delvau);
b) 2e moit. du xiiie s. « recouvrir (un mur) de torchis » (Du Prestre et des .II. ribaus ds Gdf. Compl.);
c) 1767 bien torché « bien fait (en parlant d'une œuvre de peinture) » (Diderot, Salon ds Littré); 1798 torcher son ouvrage « faire à la hâte » (Ac.); 1808 bien torché « bousillé » (Hautel); 1823 torché « fait à la hâte, mal fait » (Boiste); 1835 (ouvrage) mal torché « fait grossièrement » (Ac.); 1783 mal torché « mal habillé, sale, dégoûtant » (Restif de La Bret., Contemp. du commun, p. 220). Dér. de torche*; dés. -er.