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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) 1119 tierce « la troisième heure du jour » (Ph. de Thaon, Comput, éd. E. Mall, 252: Tierce, midi e nune; ds l'éd. I. Short: Terce);
b) 1121-34 liturg. cath. (Id., Bestiaire, éd. E. Walberg, 263: tierce chantum);
c) ca 1160 antiq. romaine tierce « la 2e des quatre divisions du jour » (Enéas, éd. J. J. Salverda de Grave, 5449);
2. 1255 dr. féod. (Lett. de Simon, sire de Chastelvillain, Sept-Fonts, Vauclair, Arch. Allier ds Gdf. Compl. : sanz tierces);
3.
a) 1372 mus. (Denis Foulechat, trad. J. de Salisbury, Policraticus, éd. Ch. Brucker, f° 21 r° , col. 1: par tierces, quintes, sisiemes, doubles tons); 1627 (Mersenne, Corresp., éd. P. Tannery et C. de Waard, t. 1, p. 603: [les sons] qui font l'octave, la quinte, la quarte, la tierce et la sixte); 1635 tierce majeure, tierce mineure (Id., ibid., t. 5, p. 306: trois tierces majeures ou mineures); 1694 tierce diminuée, tierce superflue (Corneille); 1834 tierce augmentée (Fetis, La Musique mise à la portée de tout le monde, Paulin, p. 390 ds Quem. DDL t. 30);
b) 1636 « jeu de l'orgue » (Mersenne, Harmonie universelle, Instruments, l. 6, p. 369);
4. 1560 impr. (doc. ds P. Chaix, Rech. sur l'impr. à Genève de 1550 à 1564, p. 24 ds Wolf (L.) Buchdruck, p. 182: la tierce ou quarte de chascune forme);
5.
a) 1624 « la soixantième partie de la seconde » (Mersenne, Impiété des déistes, p. 106);
b) 1624 géom. « la soixantième partie de la seconde (d'angle ou d'arc) » (Id., ibid., p. 107);
6. 1653 escr. (Besnard, Le Maistre d'armes libéral, Rennes ds Petiot : la botte en tierce); 1654 (Cyrano de Bergerac, Le pédant joué ds Œuvres diverses, éd. F. Lachèvre, p. 200: je me serois allongé de tierce);
7. 1665 relig. « religieuse qui accompagnait une autre religieuse au parloir » (Les Constitutions du Monastère de Port Royal du S. Sacrement, chap. 23, p. 156);
8. 1671 hérald. (Pomey);
9. 1677 jeux (Miege : Tierce, au Jeu de Piquet [...] Tierce majeur); 1680 (Rich. : tierce major [...] tierce de Dame [...] tierce de valet); 1690 (Fur. : tierce de roy); 1765 (Encyclop. : tierce au roi [...] tierce-majeure);
10.
a) [1875 « bande d'individus dangereux » (s. réf. ds Esn. 1966 et Cellard-Rey 1980)] 1880 (A. Humbert, Mon bagne, chap. VI, feuilleton 26: la tierce (bande); chap. VII, feuilleton 45: ces pègres de la tierce);
b) 1878 « agents de police » (Rigaud, Dict. jargon paris., p. 324: Tierce. Agents de police en nombre [déf. contestée par Chautard Vie étrange Argot 1931, p. 148]). Fém. subst. de tiers1 .