Ca 1160 faire terrous « désarçonner, jeter à terre » (Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 8344); ca 1165 terras « couvert, souillé de terre » (Benoît de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 6464); 1269-78 terreus « qui est de la nature de la terre » (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 10121); 1640 (Oudin Curiositez : avoir le cul Terreux .i. estre riche en fonds de terre .vulg.); 1808 (Hautel : C'est un cul terreux. On appelle ainsi par mépris, la fille d'un fermier, ou une fille de campagne, qui dans un état plus élevé, oublie sa première condition), v. aussi cul-terreux ; 1690 fig. « qui a la couleur de la terre » (Fur.). Du lat. terrosus « riche en terre », dér. de terra « terre »; cf. en a. fr. terreus « terrestre » fin xiiie s. ds Gdf. — xvie s. ds Hug.
Voir également: terreux, adjectif