1836 myth. « relatif à l'enfer » (Chateaubr., Paradis perdu, p. 97). Dér. de Tartare terme de la mythol. gréco-romaine, v. tartare ; suff. -éen*, peut-être par l'intermédiaire de l'angl. tartareous « id. » 1667 chez Milton ds NED, déjà en 1619, également le dér. tartaraean « id. » 1623, ibid. : tartarean, du lat. tartareus « du Tartare; effrayant, horrible », gr. Ταρτάρειος « id. »; cf. en a. et m. fr. les adj. tartarion « du Tartare » dans plusieurs mss Des Peines d'enfer de Geoffroi De Paris de la fin du xiiie -déb. xive s. ds Gdf., v. aussi éd. L.-E. Kastner ds R. Ling. rom. t. 49, p. 332, vers 403 et p. 439, vers 245; et tartarique « id. » ca 1480 (Myst. V. Testament, éd. J. de Rothschild, 411: tartaricque) — mil. xvie s., Testament de Martin Leuter ds Anc. poés. fr., éd. A. de Montaiglon, t. 1, p. 203, b. lat. eccl. tartaricus « infernal » s.d. ds Blaise Lat. chrét.