Logo Portail
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
[Ca 1500 (s. réf. ds Bl.-W.2-5)]
A.
1. 1534 en parlant d'une personne « atteint d'une tare (physique ou psychologique) » (Rabelais, Gargantua, chap. L, éd. R. Calder, p. 282: femmes [...] borgnes, boyteuses [...] insensées, maleficiées et tarées); 1871 subst. (Goncourt, Journal, p. 772: des tarés, des douteux, des galeux);
2. 1559 « affecté de tares, vicieux, corrompu » (Amyot, trad. HÉliodore, Mist. Aethiopique, l. VIII, 89 r° ds Hug. : [le maître des eunuques] estoit taré de jalousie);
3. 1972 fam. « imbécile, crétin, débile » (Cl. Courchay, La Vie finira bien par commencer, p. 233 ds Rob. 1985: vous êtes complètement tarés !).
B. 1545 en parlant d'un objet, d'une denrée « gâté, altéré, avarié » (J. Bouchet, Épîtres familières, LXVII ds Gdf. Compl.); 1606 (Nicot : marchandises tarées). Dér. de tare*; suff. -é*.