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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. xiiie s. sotise « manque d'intelligence, de jugement » (De l'ermite que le diable conchïa du coc et de la geline, 169 ds Trois contes fr. du XIIIe s., éd. G. Bornäs, p. 110); 1578 sottise (Ronsard, Sixiesme l. des poemes ds Œuvres, éd. P. Laumonier, t. 15, p. 147, 106 var.);
2.
a) 2e moit. xive s. sotise « parole ou action dénotant le manque d'intelligence, de jugement » (Livre chevalier la Tour Landry, éd. A. de Montaiglon, p. 180: par sa mauvaise langue et par ses foles sotises);
b) 1672 spéc. « maladresse, acte de désobéissance d'un enfant » (Mme de Sévigné, Corresp., 2 juin, éd. R. Duchêne, t. 1, p. 526: elle fait cent petites sottises qui réjouissent);
3. 1661 plur. « paroles injurieuses ou impertinentes » (Molière, Ecole des maris, 248);
4. 1671 « action ou objet de peu d'importance, futilité » (Pomey : il ne s'occupe qu'à des sotises). Dér. de sot*; suff. -ise*.