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Voir également: serf, serve, adjectif 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 2e moit. xe s. serw « serviteur » (Saint-Léger, éd. J. Linskill, 180) — fin xve s. (Eustache Deschamps, Rondeaux et Virelays, éd. Queux de Saint-Hilaire, t. 4, p. 43: cerf);
2. ca 1100 subst. féod. (Roland, éd. J. Bédier, 3737); ca 1220 adj. (Reclus de Molliens, Charité, éd. A.-G. van Hamel, LXII, 6, p. 34); spéc. 1541 relig. adj. serf « déterminé à l'avance » (Calvin, Institution de la religion chrétienne, éd. J.-D. Benoit, livre II, chap. II, p. 32: Que dirons-nous mesmes qu'en un autre lieu il semble qu'il se vueille moquer de ce mot en disant qu'il y a bien libéral-arbitre en l'homme mais non pas à délivre et qu'il est libre de justice et serf de péché); 1849 subst. serf du capital (Proudhon, Confess. révol., p. 251);
3. ca 1485 subst. « esclave » (Myst. Vieil Test., éd. J. de Rothschild, 28769); 1559 (Amyot, Demosthène, éd. L. Clément, p. 50); rare. Du lat. servus, -i « esclave » et adj. « d'esclave », également att. en b. lat. « serviteur de Dieu » déb. iiie s. ds Blaise Lat. chrét. ; v. aussi Hollyman, pp. 65-72.