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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. — Étymol. Préf. empr. au lat. semi-.
B. — Hist. Le préf. a été naturalisé, parallèlement à demi-, par le biais d'empr. au lat. sc. (v. semi-annuel, semi-circulaire, semi-ton) ou au lat. eccl. (v. semi-double). Les calques et les formations vernaculaires sont relativement nombreuses avant le xixe s.
1. Dans le domaine sc.: Semibreve, subst. fém. (E. Deschamps, Œuvres, éd. De Queux de Saint-Hilaire, t. 6, fin xive s., p. 112). Semyspere, subst. masc. (Jehan de Brie, Le Bon berger, éd. P. Lacroix, 1541, p. 65). Semi-diametre, subst. masc. (F.-M. Mersenne, L'Impiété des déistes, 1624, chap. 12, pp. 283-284). Semy-sexte, subst. masc. (F. Bernier, Abr. de la philos. de Gassendi, 1684, p. 181). Semi-diurne, adj. (Bern. de St-P., Ét. nature, t. 1, 1784, p. 83). Semi-journalier, -ière, adj. (Id., ibid., p. 52).
2. Dans le domaine de la philos. et de la théol.: Semi-pelagien, -ienne, adj. (Pascal, Les Provinciales, 1657, p. 335). Semi-pélagianisme, subst. masc. (Leibniz, Essais de Théodicée, 1710, p. 350). Sémi-sceptique, subst. (Diderot, Pensées philos., 1746, p. 24). Sémianimiste, subst. (Cabanis, Rapp. phys. et mor., t. 1, 1808, p. 75).
3. Dans la lang. cour., on notera: Semidieu, subst. masc. (Rabelais, Gargantua, éd. R. Calder, 1534, chap. 12, p. 93). Semi-barbare, adj. (N. Baudeau, Première introd. à la philos. écon., 1771, p. 77). Semi-clos, -close, adj. (Arnaud, Épr. sent., t. 3, 1772, pp. 331-332). Semi-divinité, subst. fém. (Restif de La Bret., Le Paysan perverti, t. 3, 1776, p. 161).