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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. Intrans.
1.
a) ca 1050 part. passé adj. pasmede «défaillante, évanouie» (Alexis, éd. Chr. Storey, 425); ca 1100 pasmer «défaillir, s'évanouir» (Roland, éd. J. Bédier, 1348);
b) ca 1100 réfl. «id.» (Roland, 1988);
2.
a) ca 1200 «perdre le contrôle de soi, être dans un état second sous l'effet d'une vive émotion» (Beuve de Hantone, éd. A. Stimming, I, 4706 ds T.-L.);
b) 2e moitié xiiie s. réfl. «id.» (Jacques de Baisieux, Le Vessie a prestre, Fabliaux, éd. A. de Montaiglon et G. Raynaud, III, 106, vers 312, p.116);
3. 1681 blas. adj. (Menestrier, Abrégé méthodique des principes héraldiques, p.179: Pasme [se dit] du Dauphin sans langue, la hure ouverte);
4. 1857 réfl. «se dessécher sous l'effet de la chaleur (en parlant de fleurs)» (Baudel., Fl. du Mal, p.131).
B. Trans. rare 1550 «faire se pâmer» (Des Autels, Repos, p.32 ds Hug.). D'un lat. *spasmare, dér. du lat. spasmus (du gr. σπασμός «spasme, convulsion») que l'on retrouve dans l'a. et m. fr. espame «évanouissement», l'ital. spasimo (DEI) et le cat. espasme (Alcover); *spasmare s'est réduit à un type *pasmare (cf. lat. pasmus, ve s. Marcellus Empiricus, d'où cat., esp.et port. pasmo, v. M. Niedermann ds Vox rom. t.5, 1940, p.183), soit par dissimilation (cf. REW3 ), soit sous l'infl. d'un croisement avec le gr. παλμός terme de méd. au sens de «palpitation, battement du pouls» (FEW t.12, p.139b).