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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) 3e quart du xive s. « graver, tailler dans la matière dure » (Jean d'Outremeuse, Myreur des histors, éd. A. Goosse, 3124: sculpteir);
b) 1731 part. passé « orné de sculptures » (Terrasson, Sethos, t. 2, p. 231: vaisselle sculptée);
2.
a) α) 1732 figures sculptées (Lesage, Gil Blas de Santillane, p. 904); β) 1769 sculpter une statue (Delisle, Philos. de la nature, p. 336);
b) 1765 absol. « faire de la sculpture » (Diderot, Salon de 1765 ds Salons, éd. J. Seznec et J. Adhémar, t. 2, p. 227). Soit issu, par croisement avec sculpteur*, de l'anc. verbe sculper « graver, inciser dans une matière dure » (fin du xve s. [ms.] Ancienneté des Juifs, ms. Paris, Bibl. Ars. 5082, f ° 299d ds Gdf.), lui-même empr. au lat. sculpere « tailler »; soit tiré du lat. sculptum, supin de sculpere, sous l'infl. de sculptor, v. sculpteur. Sculper a été évincé à la fin du xviiie s. par sculpter qui semble être entré dans l'usage au déb. du xviiie s. (v. FEW t. 11, p. 346b).