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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1er tiers xiie s. [et non 1050] salvaire c. suj. « Jésus-Christ » (Sponsus, 13 ds Foerster-Koschwitz 1921, col. 93); ca 1140 salveür c. rég. (Geoffroi Gaimar, Hist. des Anglais, éd. A. Bell, 949); 1re moit. xiie s. salvedur c. rég. « Dieu » (Psautier Oxford, éd. F. Michel, 34, 10); 1585 adj. (N. Du Fail, Contes d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 2, p. 333: ton Roy [Dieu] [...] juste, sauveur et humble); 1656-59 (Bossuet, Sermons, Entretien pour la fête de la Visitation ds Rob., s.v. humilier : un Dieu sauveur);
2.
a) 1555 subst. « celui qui sauve » (Ronsard, Hymnes ds Œuvres, éd. P. Laumonier, t. 8, p. 220, 242: Hercule [...] chasse-mal, et sauveur); 1555 adj. (Id., ibid., p. 83, 220: Jupiter sauveur);
b) 1779 adj. « qui sauve, qui guérit » (Lemierre, Fastes, éd. 1810, p. 79: des feux sauveurs). Du lat. chrét. salvator « sauveur (en parlant de Dieu, du Christ) », dér. de salvare (sauver*).