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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A.
1.
a) 1219 satisfaire qqc. à qqn « payer » (Cart. de Cysoing, p. 102 ds Gdf. Compl.);
b) xive s. satisfaire ses creanciers (Le dit des Patenostres ds Jubinal, Nouv. rec. fabl., I, 24b);
2.
a) 1579 « mettre fin à l'attente de quelqu'un en exauçant ses désirs » (Larivey, La Veuve, éd. Viollet le Duc, IV, 5, t. 5, p. 177);
b) 1650 « donner une explication suffisante à quelqu'un » (Corneille, Don Sanche, V, 3);
c) 1647 « accorder la réparation d'une offense, d'un mal qu'on a causé » (Rotrou, Vencesl., I, 2 ds Littré);
3. 1642 avec une chose pour suj. « assouvir un besoin, un désir » (Corneille, Polyeucte, I, 3); 1645 « apporter le contentement à quelqu'un » (Id., Rodogune, I, 7);
4. 1871 satisfaire les besoins naturels (Littré).
B.
1. 1370-80 « s'acquitter de ce qui est attendu » (Trad. Ovide remède d'amour, 937 ds T.-L.: satiffier);
2.
a) ca 1500 satisfaire à qqn « donner satisfaction à » (Commynes, Prologue, éd. J. Calmette, p. 1);
b) ca 1540 satisfaire à Dieu (Nicolas Herberay des Essars, Amadis de Gaule, éd. H. Vaganay, 105);
3. 1834 « en parlant d'une chose, remplir les conditions requises » (Balzac, E. Grandet, p. 471).
C. Verbe pronom.
1. 1580 « assouvir un besoin » (Montaigne, Essais, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 146); 1854 « contenter ses besoins naturels » (Pommier, loc. cit.);
2. 1640 se satisfaire de (Corneille, Horace, I, 1). Empr. au lat. satisfacere « satisfaire à, s'acquitter de, exécuter », « satisfaire un créancier », « donner satisfaction à quelqu'un, lui faire agréer des excuses ».