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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Ca 1250 « nettoyer [un terrain] en arrachant les mauvaises herbes » saicler son mex (Robert de Blois, Enseignement des princes, éd. J. H. Cox, 861); 1271 sarcler [un courtil] (Arch. de Tournai ds Gdf. Compl.);
2. 2e moit. du xiiie s. [ms.] « arracher [les mauvaises herbes] dans un terrain cultivé » (Dit des fèvres ds A. Jubinal, Jongleurs et trouvères, p. 136: sarchiaus por sarcler les blez); fin xiiie s. sarcleir en autrui blei (Bans de St-Omer, 233 ds A. Giry, Hist. de St-Omer, Paris, 1877, p. 519);
3. ca 1250 empl. par image (Robert de Blois, op. cit., 871: Entor lui doit princes sacler Et de sa compaignie oster Les malvais); 1266 fig. « extirper, arracher (péché, mensonge) » (Vers de la mort, 100, 11 ds T.-L.). Du b. lat. sarculare « sarcler » (ive s., Palladius, agronome). La forme agn. sarchez, impér. (fin xiiie s., Gautier de Bibbesworth, Traité, 415 ds T.-L.: vostre lyn [...] sarchez) serait peut-être (FEW t. 11, p. 226a, note 1) formée, à l'aide de la dés. -er, sur l'a. fr. sarcel « sarcloir » (xiiie s. [ms.] Les Loh., Vat. Urb. 375, fol. 28d ds Gdf. ; id. Oustillement au villain, éd. U. Nyström, 157, issu du lat. vulg. *sarcellum [cf. viiie s., Gl. de Reichenau, 847 ds T.-L.: serricellus], var. du class. sarculum « sarcloir »), -el étant considéré comme un simple suff. instrumental.