1. 1180-85 Les Samaritans, nom donné à un peuple sarrasin (Orson de Beauvais, éd. G. Paris, 1632);
2. 1291-95 [impr. 1529] désigne, dans l'A.T., les déportés que les rois d'Assyrie établirent dans le royaume d'Israël après la prise de Samarie [421 av. J.-C.] (Bible en fr., version de Guiart des Moulins, Paris, Jehan Petit, t. 1, non fol., IV Rois XVII: [les filz Disrael] revindrent en Israel et habiterent avec les Samaritains);
3. désigne, dans le N.T., les descendants de ces étrangers, qui pratiquaient un judaïsme altéré, spéc.
a) 1291-95 [impr. 1529] en réf. à la parabole évangélique [Luc X, 33] où le Samaritain est la figure du Christ (Bible en fr., t. 2, non fol., Luc X: ung Samaritain allant par chemin vint aupres de luy); xve s. [ms.] samarithan (Des Louanges de la S. Vierge, ms. Berlin, fol. 130 v ° ds Gdf. Compl.); p. ext. 1879 être le bon samaritain de quelqu'un (Hugo, Pitié supr., p. 160); 1918 faire le bon samaritain (France, Pt Pierre, p. 231);
b) 1541 adj. fém. désigne la femme rencontrée au puits de Jacob (Bible en fr., version de Lefèvre d'Etaples, Anvers, Antoine Des Gois, N.T., fol. XXXVIIIa, Jean IV: moy qui suis femme samaritaine); av. 1559 subst. ([Almanque Papillon, Sermon du bon Pasteur et du mauvais — v. Cl. Marot, Œuvres, éd. C. A. Mayer, t. 3, pp. 54-55] ds Id., ibid., éd. A. Grenier, t. 1, p. 66: Tu ne cherchais rien moins, Samaritaine, Que ton salut allant à la fontaine);
4. 1671 ethnique adj. « qui est de Samarie » (Pomey). Empr. au lat. chrét. samaritanus « de Samarie », Vulgate, Luc, Jean, supra. Cf. la forme adaptée a. fr. samariën (3e tiers xiiie s. [ms.] ds M. von Orelli, Der altfranzösische Bibelwortschatz des Neuen Testamentes im Berner Cod. 28, 1975, [Luc XVII, 16] fol. 260a).
2. 1291-95 [impr. 1529] désigne, dans l'A.T., les déportés que les rois d'Assyrie établirent dans le royaume d'Israël après la prise de Samarie [421 av. J.-C.] (Bible en fr., version de Guiart des Moulins, Paris, Jehan Petit, t. 1, non fol., IV Rois XVII: [les filz Disrael] revindrent en Israel et habiterent avec les Samaritains);
3. désigne, dans le N.T., les descendants de ces étrangers, qui pratiquaient un judaïsme altéré, spéc.
a) 1291-95 [impr. 1529] en réf. à la parabole évangélique [Luc X, 33] où le Samaritain est la figure du Christ (Bible en fr., t. 2, non fol., Luc X: ung Samaritain allant par chemin vint aupres de luy); xve s. [ms.] samarithan (Des Louanges de la S. Vierge, ms. Berlin, fol. 130 v ° ds Gdf. Compl.); p. ext. 1879 être le bon samaritain de quelqu'un (Hugo, Pitié supr., p. 160); 1918 faire le bon samaritain (France, Pt Pierre, p. 231);
b) 1541 adj. fém. désigne la femme rencontrée au puits de Jacob (Bible en fr., version de Lefèvre d'Etaples, Anvers, Antoine Des Gois, N.T., fol. XXXVIIIa, Jean IV: moy qui suis femme samaritaine); av. 1559 subst. ([Almanque Papillon, Sermon du bon Pasteur et du mauvais — v. Cl. Marot, Œuvres, éd. C. A. Mayer, t. 3, pp. 54-55] ds Id., ibid., éd. A. Grenier, t. 1, p. 66: Tu ne cherchais rien moins, Samaritaine, Que ton salut allant à la fontaine);
4. 1671 ethnique adj. « qui est de Samarie » (Pomey). Empr. au lat. chrét. samaritanus « de Samarie », Vulgate, Luc, Jean, supra. Cf. la forme adaptée a. fr. samariën (3e tiers xiiie s. [ms.] ds M. von Orelli, Der altfranzösische Bibelwortschatz des Neuen Testamentes im Berner Cod. 28, 1975, [Luc XVII, 16] fol. 260a).