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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A.
1. 1539 entiché « qui commence à se gâter (d'un fruit) » (Est.);
2. 1539 « corrompu par (un vice, de mauvaises opinions) » (Ibid. : il est entiché de ce vice).
B.
1. 1768 « prévenu en faveur de (quelqu'un ou quelque chose) » (Desgrouais, Les Gasconismes corrigés, p. 184);
2. 1845 s'enticher de qqn/qqc. (Besch.). De l'a. fr. entechié, -er, attesté aux mêmes sens (xiie s. part. passé « pourvu (d'une qualité, d'un défaut) » ds T.-L.), lui-même dér. de teche, tache*; préf. en- ; suff. -é*, dés. -er. Le passage de -e- à -i- est prob. dû à l'infl. du verbe a. fr. enticier a « inciter à » (ca 1165 ds T.-L., v. FEW t. 2, p. 711 a), employé dans des contextes analogues, p. ex. enticier a faire le mal/antechiez de pechiez (ibid.). Pour l'évolution sémantique, cf. le sens de l'a. fr. teche/tache qui désigne indifféremment « une qualité bonne ou mauvaise ».