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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. 1611 « se détourner; révoquer, rappeler » (Cotgr.); 1672 « interpeller par une apostrophe » (Molière, F. Sav., II, 9 ds DG : Un pédant qu'à tous coups votre femme apostrophe Du nom de bel esprit); d'où 1770 fam. « adresser à qqn des paroles désagréables, désobligeantes » (Rousseau, Confess. VII ds Rob. : Il ne peut se contenir, il m'apostropha avec une brutalité qui scandalisa tout le monde);
2. p. métaph., iron., pop. av. 1673 apostropher qqc. à qqn « appliquer qqc. à qqn » (Molière, Jal. du Barbouillé, 11, ibid. : ... je lui aurais apostrophé cinq ou six clystères de coups de pied dans le cul). Dér. de apostrophe1 *; dés. -er.