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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A.— Emploi trans.
1. mil. xiie s. « faire connaître » (Li coronemens Looys, 206 ds G. D'Orange, éd. Jonckbloet ds T.-L. : Et autre chose te veill, fiz, acointier). — xve s. (G. Cousinot, Geste des nobl. Fr., c 137, Varlet ds Gdf.);
2. 1172/1175 « connaître » (Chrét. de Troyes, Chevalier au Lyon, 6728, éd. Förster ds T.-L. : le chevalier Qu'ele voloit mout acointier Et mout conoistre et mout veoir).
B.— Emploi pronom.
1. 1170/1171 s'acointer a « s'attaquer à (qqn) » (Chrét. de Troyes, Cligès, éd. Micha, 1755 : Apres ces deux au tierz s'acointe). — 1er quart xive s. (Perceforest ds Gdf.);
2. ca 1175 « entrer en rapport avec » (Id., Lion, éd. Förster, 2418 ds T.-L. : A mon seignor Gauvain s'acointe), qualifié de vx dep. Fur. 1690. Du lat. *accognitare formé sur accognitus (part. passé de accognoscere « reconnaître » dep. Varron) « reconnu, éprouvé, ami » (cf. cognitus en relation avec fidelis ds TLL s.v., 1518, 69, voir accointe). Accognitare est attesté en lat. médiév. au sens de « faire connaître, promulguer » dep. ixe s. (Mittellat. W. s.v.). L'hyp. acointier dér. de acointe est improbable du point de vue sém. les 1ers sens attestés de acointier ne reflétant pas le sémantisme de acointe; l'hyp. acointier dér. de l'a. fr. cointe (Diez5 , DG) est à écarter pour le même motif.