[1202 dér. roisnier, v. rouanner]
1. dernier tiers xiiie s. roisne « sorte de tarière » (De l'Oustillement au villain ds Poèmes fr. sur les biens d'un ménage, éd. U. Nyström, p. 57, 81);
2. ca 1300 roynne désigne un outil de charpentier servant à râcler (Gloss. de Salins ds Gdf. Compl.); 1314 roisne « rugine » (H. de Mondeville, Chirurgie, 1029 ds T.-L.);
3. 1567 roesne « sorte de compas pour marquer les tonneaux » (Compte, A. Boulogne-sur-Mer ds Gdf. Compl.); 1680 rouanne (Rich.). D'un gallo-lat. *rŭcĭna représentant le gr. ῥυκάνη « tarière » qui a pénétré directement en Gaule par Marseille, alors que le lat. rŭncĭna, empr. du gr. avec infl. de rŭncare « raboter », n'a pas laissé de descendant en gallo-rom. Voir FEW t. 10, p. 385.
1. dernier tiers xiiie s. roisne « sorte de tarière » (De l'Oustillement au villain ds Poèmes fr. sur les biens d'un ménage, éd. U. Nyström, p. 57, 81);
2. ca 1300 roynne désigne un outil de charpentier servant à râcler (Gloss. de Salins ds Gdf. Compl.); 1314 roisne « rugine » (H. de Mondeville, Chirurgie, 1029 ds T.-L.);
3. 1567 roesne « sorte de compas pour marquer les tonneaux » (Compte, A. Boulogne-sur-Mer ds Gdf. Compl.); 1680 rouanne (Rich.). D'un gallo-lat. *rŭcĭna représentant le gr. ῥυκάνη « tarière » qui a pénétré directement en Gaule par Marseille, alors que le lat. rŭncĭna, empr. du gr. avec infl. de rŭncare « raboter », n'a pas laissé de descendant en gallo-rom. Voir FEW t. 10, p. 385.