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Voir également: revoir, nom masculin 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A.
1.
a) Fin xe s. trans. revedeir « voir, rencontrer une personne que l'on a déjà vue, rencontrée au moins une fois antérieurement » (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 426); ca 1170 reveoir (Chrétien de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 4267); ca 1200 revoir (Chastelain de Coucy, Chansons, éd. A. Lerond, I, 44);
b) 1651 pronom. « être, se trouver de nouveau en un lieu, dans une situation » (Scarron, Roman comique, ch. XVIII ds Œuvres, Paris, J. F. Bastien, 1786, t. 2, p. 140);
c) 1677 id. « se rencontrer de nouveau, être de nouveau en présence l'un de l'autre » (Mme de Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, t. 2, p. 478);
2.
a) 1558 « regarder de nouveau quelque chose avec plaisir ou intérêt » (Du Bellay, Regrets, éd. J. Jolliffe, 31, 5, p. 98);
b) 1676 [éd.] « assister de nouveau à un spectacle » (J. Racine, Britannicus, 2e préface ds Œuvres, éd. P. Mesnard, t. 2, p. 250);
3. 1588 [éd.] « retourner dans un lieu » les lieux et les livres que je revoy (Montaigne, Essais, éd. Villey-Saulnier, I, IX, p. 35);
4.
a) 1651 « se rappeler des personnes, des choses du passé » (Corneille, La Poésie à la peinture, 104 ds Œuvres, éd. Ch. Marty-Laveaux, t. 10, p. 121);
b) 1847 pronom. « se voir soi-même de nouveau, par la pensée, dans un lieu ou une situation où l'on a été dans le passé » [ils] se revoyaient dans le costume de leur jeunesse (Balzac, Cous. Pons, p. 2).
B.
1. xiiie s. trans. « soumettre quelque chose à un nouvel examen, à une révision, à une vérification » (Isopet Lyon, éd. J. Bastin, 58, 33); 1718 à revoir (Ac.); 1832 revu et corrigé (Hugo, N.-D. Paris, p. 45);
2. 1686 id. « étudier une nouvelle fois une matière, un texte pour se les remettre en mémoire » (La Bruyère, Lettre à Condé, 26 mars ds Œuvres, éd. G. Servois, t. III2, p. 504).
C. 1376 intrans. cynégét. revëoir de (Motus et Ratio, 20, 40 ds T.-L.). Dér. de voir*; préf. re-*.