I.
1. 2e moit. xiiie s. « action de remettre en bon état » (Introd. d'astron., B.N. 1353, f ° 61a ds Gdf. Compl. : si aporte moult grant restauration de bien); 1314 méd. (Chirurgie Henri de Mondeville, éd. A. Bos, § 702); 1560 archit. (Antoine Rebul, Bible, Esdr. 3, 1 d'apr. FEW t. 10, p. 321b); 1690 (Fur.); spéc. 1799 « réparation d'une œuvre d'art » (ds Articles et monuments de la Renaissance, I, 346);
2.
a) ca 1355 restauracion « action de rétablir, remettre en activité (les jeux dédiés à Jupiter) » (Bersuire, Tite Live, B.N. fr. 20312 ter, f ° 40 v ° ); 1553 fig. restauration « action de redonner une place » (Jean Gerard, Bible, Actes, 3, 21);
b) 1677 « rétablissement d'une dynastie » (Miege).
II.
1. 1890 (Lar. 19e Suppl. : Restauration. Restaurant, dans les villes d'eaux des bords du Rhin);
2. 1961 (Zumthor ds FEW t. 10, p. 322b, note 18: Frm. Suisse la restauration, l'activité professionnelle qui consiste à tenir, gérer un restaurant); 1964 (Rob.). I empr. au b. lat. restauratio, -onis « renouvellement » déb. iiie s. ds OLD, également att. en lat. chrét. aux sens de « rétablissement dans son état primitif » fin vie s. ds Blaise Lat. chrét. et « réparation (d'édifice) » viie s., ibid., formé sur le supin restauratum de restaurare, v. restaurer. Cf. l'a. fr. restaurement « rétablissement, réparation » ca 1145 (Wace, Conception N.D., éd. W. R. Ashford, 1110: restoremenz) — 1662 ds Gdf., répertorié par Guérin comme « anc. », restorage « id. » au xiiie s. (Chevalier au cygne, 257 ds T.-L.), répertorié comme terme en usage aux Pays-Bas par Trév. 1771 (restaurage [...] action de raccommoder à l'aiguille les trous d'une toile), restaurance « id. » fin xiiie - déb. xive s. (Athis, Richel. 375, f ° 64 ds Gdf.) — 1498, Sottie, VII, 486, éd. E. Picot, t. 1, p. 227, répertorié par Ac. Compl. 1842 comme « V. lang. », restor « id. » 1348 (Recepte de P. de Panthegnies, Arch. mun. Valenciennes, CC3, f ° 9 r ° ds Gdf.) — 1355, ibid. et restoreson « rétablissement de santé » xive s. (Moamin, III, 10, 9 ds T.-L.). II empl. spéc. de I d'apr. restaurant*.
1. 2e moit. xiiie s. « action de remettre en bon état » (Introd. d'astron., B.N. 1353, f ° 61a ds Gdf. Compl. : si aporte moult grant restauration de bien); 1314 méd. (Chirurgie Henri de Mondeville, éd. A. Bos, § 702); 1560 archit. (Antoine Rebul, Bible, Esdr. 3, 1 d'apr. FEW t. 10, p. 321b); 1690 (Fur.); spéc. 1799 « réparation d'une œuvre d'art » (ds Articles et monuments de la Renaissance, I, 346);
2.
a) ca 1355 restauracion « action de rétablir, remettre en activité (les jeux dédiés à Jupiter) » (Bersuire, Tite Live, B.N. fr. 20312 ter, f ° 40 v ° ); 1553 fig. restauration « action de redonner une place » (Jean Gerard, Bible, Actes, 3, 21);
b) 1677 « rétablissement d'une dynastie » (Miege).
II.
1. 1890 (Lar. 19e Suppl. : Restauration. Restaurant, dans les villes d'eaux des bords du Rhin);
2. 1961 (Zumthor ds FEW t. 10, p. 322b, note 18: Frm. Suisse la restauration, l'activité professionnelle qui consiste à tenir, gérer un restaurant); 1964 (Rob.). I empr. au b. lat. restauratio, -onis « renouvellement » déb. iiie s. ds OLD, également att. en lat. chrét. aux sens de « rétablissement dans son état primitif » fin vie s. ds Blaise Lat. chrét. et « réparation (d'édifice) » viie s., ibid., formé sur le supin restauratum de restaurare, v. restaurer. Cf. l'a. fr. restaurement « rétablissement, réparation » ca 1145 (Wace, Conception N.D., éd. W. R. Ashford, 1110: restoremenz) — 1662 ds Gdf., répertorié par Guérin comme « anc. », restorage « id. » au xiiie s. (Chevalier au cygne, 257 ds T.-L.), répertorié comme terme en usage aux Pays-Bas par Trév. 1771 (restaurage [...] action de raccommoder à l'aiguille les trous d'une toile), restaurance « id. » fin xiiie - déb. xive s. (Athis, Richel. 375, f ° 64 ds Gdf.) — 1498, Sottie, VII, 486, éd. E. Picot, t. 1, p. 227, répertorié par Ac. Compl. 1842 comme « V. lang. », restor « id. » 1348 (Recepte de P. de Panthegnies, Arch. mun. Valenciennes, CC3, f ° 9 r ° ds Gdf.) — 1355, ibid. et restoreson « rétablissement de santé » xive s. (Moamin, III, 10, 9 ds T.-L.). II empl. spéc. de I d'apr. restaurant*.