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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. Trans.
1.
a) ca 1100 « faire de nouveau, recommencer » ici « répéter » (Roland, éd. J. Bédier, 3300);
b) 1776 spéc. renouveller connaissance (Restif de La Bret., Le Paysan perverti, t. 2, p. 40); 1849 absol. renouveler avec « reprendre les relations avec » (Sand, Pte Fad., p. 105);
c) 1900 renouvelant « enfant qui renouvelle sa communion solennelle » (Bloy, Journal, p. 396); 1914 absol. renouveler (Mauriac, Robe prétexte, p. 24);
2. 1re moit. xiie s. « faire renaître, donner une vigueur nouvelle à » (Psautier Cambridge, 102, 5 ds T.-L.);
3. 1er quart xiiie s. « rendre nouveau en substituant à une chose, une autre de même espèce » (Reclus de Molliens, Charité, 229, 8, ibid.);
4. 1er quart xiiie s. « remettre à neuf, donner un aspect nouveau à » (Id., Miserere, 86, 8, ibid.); 1800 renouvelé des Grecs (Bonald, Essai analyt., p. 229);
5.
a) 1306 « remettre en vigueur, confirmer, proroger » (Joinville, St Louis, éd. N. L. Corbett, § 357);
b) 1837 absol. « reporter une échéance ou renouveler un effet » (Balzac, C. Birotteau, p. 307).
B. Intrans.
1. 1119 « changer, être modifié » (Philippe de Thaon, Comput, 2370 ds T.-L.);
2.
a) ca 1170 « renaître, reprendre vigueur » (Chr. de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 325);
b) 1655 renouveler de jambes « recommencer à marcher avec de nouvelles forces » (R. de Salnove, La Vénerie royale, p. 232); 1765 renouveler de « redoubler de » (Caylus, Œuvres badines, V, 66).
C. Pronom.
1. 1er quart. xiiie s. « se transformer, changer » (Reclus de Molliens, Miserere, 253, 8 ds T.-L.);
2.
a) ca 1225 « renaître, reprendre une vie nouvelle » (Gautier de Coincy, Miracles, II Dout 34, 1691, éd. V. Fr. Koenig, t. 4, p. 506);
b) fin xive s. « se réveiller, reprendre vigueur » (E. Deschamps, Œuvres, III, 213, 2 ds T.-L.);
c) 1684 « recommencer, avoir lieu à nouveau » (Mme de Sévigné, Lettres, éd. Monmerqué, t. 7, p. 323);
d) 1860 (d'un auteur, d'un créateur) « faire des choses nouvelles, trouver une nouvelle inspiration » (Sainte-Beuve, Chateaubr., t. 1, p. 69);
3. 1746 « se succéder, être remplacé » (Condillac, Essai Or. Con., 1, p. 127). Dér. de l'anc. forme novel, nouvel de nouveau*; préf. re-*.