A. Intrans.
1.
a) ca 1140 « monter de nouveau à cheval » (Voyage Charlemagne, éd. G. Favati, 249: remuntent li barun);
b) 1176-84 « monter de nouveau » (Gautier d'Arras, Eracle, éd. G. Raynaud de Lage, 6039: l'emperere el ciel [= « au plafond orné »] remonte);
2.
a) 1176 « aller de nouveau en haut (en parlant de choses) » (Chrétien de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 3277: la force [...] li remonte el chief); 1835 p. métaph. (Lamart., Voy. Orient, t. 1, p. 296: quelques vers [...] remontaient seuls dans ma pensée);
b) 1690 « ne pas rester à sa place (vêtement) » (Fur.);
c) 1770 fin. « augmenter, s'accroître » (Raynal, Hist. philos., IV, 18 ds Littré, § 4: le change remonta); 1900 remonter dans l'estime de qqn (Colette, Cl. à l'école, p. 76);
d) 1842 hortic. roses remontantes (Mozin-Biber); 1870 (Littré, § 6: les rosiers ... remontent);
3.
a) 1550 « avoir sa source, tirer son origine » (Ronsard, Bocage ds Œuvres, éd. P. Laumonier, t. 2, p. 188: la font remonter [ta beauté] jusqu'aus Dieus);
b) 1669 fig. « aller vers l'origine, vers la source » (Bossuet, Oraison funèbre de H. M. de France, p. 528: remonter jusques au principe);
c) 1669 « se reporter à une date antérieure » (ibid., p. 526); 1694 remonter jusqu'au déluge (Ac.); 1718 remonter au déluge (Ac.);
4.
a) 1559 « aller vers la source, vers l'amont » (Ronsard, Meslanges II ds Œuvres, t. 10, p. 140: les courses Des eaux remonter à leurs sources); 1636 (Monet : Remonter, aller contremont l'eau);
b) 1658 p. métaph. (La Fontaine, Adonis, 152, éd. H. Régnier, t. 6, p. 241: jamais le Temps ne remonte à sa source);
5. 1797 mar. remonter au vent (Voy. La Pérouse, t. 3, p. 74).
B. Trans.
1.
a) ca 1165 « remettre (quelqu'un) en selle » (Troie, éd. L. Constans, 8621: l'ont remonté);
b) 1260-1311 « pourvoir (un cavalier) d'une autre monture » (Auberon, éd. J. Subrenat, 64); 1572 pronom. (Corresp. de Granvelle, t. 4, p. 298 ds Fonds Barbier);
c) 1377 p. ext. « pourvoir à nouveau de ce qui est nécessaire » (Gace de La Buigne, Deduis, éd. Å. Blomqvist, 784); 1573 (Larivey, Facétieuses nuits de Straparole, V, 2 ds Gdf. Compl.); 1580 pronom. (Palissy, Discours admirables, éd. A. France, p. 387);
2.
a) ca 1190 « mettre à un niveau plus élevé » (Renart, éd. M. Roques, br. VIII, 7855: voz braies sus remonter);
b) 1316 « porter de nouveau en haut, plus haut » (Geffroy de Paris, Chron. métrique, éd. A. Diverrès, 7340);
3.
a) ca 1200 « parcourir de nouveau vers le haut, gravir » (Bueve de Hantone, éd. A. Stimming, I, 7434: li provos remonta le rochier), empl. isolé, à nouv. en 1636 (Monet : remonter les degrés);
b) 1re moitié xixe s. fig. remonter la pente (Lamennais, s. réf. ds Lar. 19e : une certaine pente qu'on ne remonte point; Hugo, s. réf. ds Guérin); 1899 (Clemenceau, Iniquité, p. 434: que nous remontions la pente);
c) 1855 sports « dépasser (un adversaire) » (Le Sport, 22 mars ds Petiot 1982: [un cheval] fut remonté); 1901 remonter le terrain (football, rugby) (L'Auto-Vélo, 25 févr., ibid.); 1905 « regagner des places » (L'Auto, 11 juill., ibid.);
4. 1411 « monter de nouveau (ce qui était démonté) » (Despence ds A. Assier, Comptes Ste Madeleine de Troyes, p. 16: [les orgues] desmontees et les remontees);
5.
a) 1549 « réconforter, redonner de la force à (quelqu'un) » (Est. : Remonter ung homme, et le remettre sus), empl. au xvie s., à nouv. 1814 (Constant, Journaux, 13 oct., p. 416); déb. xviiie s. pronom. (Fontenelle, Bonheur ds Littré, § 32);
b) 1697 fig. « raffermir, relever » (Bossuet, Etats d'oraison, I, 24 ds Littré, § 27: remonter son premier désir); 1798 remonter le courage (Ac.); 1842 remonter le moral (Flaub., Corresp., 15 mars, p. 99);
6.
a) 1590 horlog. (B. archéol. du Comité des trav. hist. et sc., 1905, p. 343: une monstre [...] tirant huict jours sans le remonter); 1680 remonter une montre, une horloge (Rich.);
b) 1690 « tendre de nouveau le ressort d'un mécanisme » (Fur.);
7.
a) [1646 « parcourir (un cours d'eau) vers l'amont » (N. Perrot d'Ablancourt, Les guerres d'Alexandre par Arrian, l. 1, § II, p. 8: quelques galeres qui estoient [...] remontées le long du fleuve)] 1680 (Rich. : remonter un fleuve); 1829 fig. remonter le courant (Hugo, Corresp., p. 462);
b) 1796 fig. « aller vers l'origine de » (Dusaulx, Voy. Barège, t. 1, p. 11: remonter le fleuve de la vie);
8. 1839 théâtre remonter une pièce (Nerval, loc. cit.). Dér. de monter*; préf. re-*.
1.
a) ca 1140 « monter de nouveau à cheval » (Voyage Charlemagne, éd. G. Favati, 249: remuntent li barun);
b) 1176-84 « monter de nouveau » (Gautier d'Arras, Eracle, éd. G. Raynaud de Lage, 6039: l'emperere el ciel [= « au plafond orné »] remonte);
2.
a) 1176 « aller de nouveau en haut (en parlant de choses) » (Chrétien de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 3277: la force [...] li remonte el chief); 1835 p. métaph. (Lamart., Voy. Orient, t. 1, p. 296: quelques vers [...] remontaient seuls dans ma pensée);
b) 1690 « ne pas rester à sa place (vêtement) » (Fur.);
c) 1770 fin. « augmenter, s'accroître » (Raynal, Hist. philos., IV, 18 ds Littré, § 4: le change remonta); 1900 remonter dans l'estime de qqn (Colette, Cl. à l'école, p. 76);
d) 1842 hortic. roses remontantes (Mozin-Biber); 1870 (Littré, § 6: les rosiers ... remontent);
3.
a) 1550 « avoir sa source, tirer son origine » (Ronsard, Bocage ds Œuvres, éd. P. Laumonier, t. 2, p. 188: la font remonter [ta beauté] jusqu'aus Dieus);
b) 1669 fig. « aller vers l'origine, vers la source » (Bossuet, Oraison funèbre de H. M. de France, p. 528: remonter jusques au principe);
c) 1669 « se reporter à une date antérieure » (ibid., p. 526); 1694 remonter jusqu'au déluge (Ac.); 1718 remonter au déluge (Ac.);
4.
a) 1559 « aller vers la source, vers l'amont » (Ronsard, Meslanges II ds Œuvres, t. 10, p. 140: les courses Des eaux remonter à leurs sources); 1636 (Monet : Remonter, aller contremont l'eau);
b) 1658 p. métaph. (La Fontaine, Adonis, 152, éd. H. Régnier, t. 6, p. 241: jamais le Temps ne remonte à sa source);
5. 1797 mar. remonter au vent (Voy. La Pérouse, t. 3, p. 74).
B. Trans.
1.
a) ca 1165 « remettre (quelqu'un) en selle » (Troie, éd. L. Constans, 8621: l'ont remonté);
b) 1260-1311 « pourvoir (un cavalier) d'une autre monture » (Auberon, éd. J. Subrenat, 64); 1572 pronom. (Corresp. de Granvelle, t. 4, p. 298 ds Fonds Barbier);
c) 1377 p. ext. « pourvoir à nouveau de ce qui est nécessaire » (Gace de La Buigne, Deduis, éd. Å. Blomqvist, 784); 1573 (Larivey, Facétieuses nuits de Straparole, V, 2 ds Gdf. Compl.); 1580 pronom. (Palissy, Discours admirables, éd. A. France, p. 387);
2.
a) ca 1190 « mettre à un niveau plus élevé » (Renart, éd. M. Roques, br. VIII, 7855: voz braies sus remonter);
b) 1316 « porter de nouveau en haut, plus haut » (Geffroy de Paris, Chron. métrique, éd. A. Diverrès, 7340);
3.
a) ca 1200 « parcourir de nouveau vers le haut, gravir » (Bueve de Hantone, éd. A. Stimming, I, 7434: li provos remonta le rochier), empl. isolé, à nouv. en 1636 (Monet : remonter les degrés);
b) 1re moitié xixe s. fig. remonter la pente (Lamennais, s. réf. ds Lar. 19e : une certaine pente qu'on ne remonte point; Hugo, s. réf. ds Guérin); 1899 (Clemenceau, Iniquité, p. 434: que nous remontions la pente);
c) 1855 sports « dépasser (un adversaire) » (Le Sport, 22 mars ds Petiot 1982: [un cheval] fut remonté); 1901 remonter le terrain (football, rugby) (L'Auto-Vélo, 25 févr., ibid.); 1905 « regagner des places » (L'Auto, 11 juill., ibid.);
4. 1411 « monter de nouveau (ce qui était démonté) » (Despence ds A. Assier, Comptes Ste Madeleine de Troyes, p. 16: [les orgues] desmontees et les remontees);
5.
a) 1549 « réconforter, redonner de la force à (quelqu'un) » (Est. : Remonter ung homme, et le remettre sus), empl. au xvie s., à nouv. 1814 (Constant, Journaux, 13 oct., p. 416); déb. xviiie s. pronom. (Fontenelle, Bonheur ds Littré, § 32);
b) 1697 fig. « raffermir, relever » (Bossuet, Etats d'oraison, I, 24 ds Littré, § 27: remonter son premier désir); 1798 remonter le courage (Ac.); 1842 remonter le moral (Flaub., Corresp., 15 mars, p. 99);
6.
a) 1590 horlog. (B. archéol. du Comité des trav. hist. et sc., 1905, p. 343: une monstre [...] tirant huict jours sans le remonter); 1680 remonter une montre, une horloge (Rich.);
b) 1690 « tendre de nouveau le ressort d'un mécanisme » (Fur.);
7.
a) [1646 « parcourir (un cours d'eau) vers l'amont » (N. Perrot d'Ablancourt, Les guerres d'Alexandre par Arrian, l. 1, § II, p. 8: quelques galeres qui estoient [...] remontées le long du fleuve)] 1680 (Rich. : remonter un fleuve); 1829 fig. remonter le courant (Hugo, Corresp., p. 462);
b) 1796 fig. « aller vers l'origine de » (Dusaulx, Voy. Barège, t. 1, p. 11: remonter le fleuve de la vie);
8. 1839 théâtre remonter une pièce (Nerval, loc. cit.). Dér. de monter*; préf. re-*.