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Voir également: recevoir, nom masculin 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) 2e moit. xe s. reciwre « accepter quelqu'un, laisser entrer quelqu'un » (St Léger, éd. J. Linskill, 57);
b) ca 1145 « accueillir quelqu'un d'une certaine manière » (Wace, Conception N.-D., éd. W. R. Ashford, 56 : Cil le recut mut bonement);
c) 1721 (Montesquieu, Lettres persanes, t. 1, p. 97: nous sommes reçus agréablement dans toutes les compagnies et dans toutes les sociétés);
d) 1727 recevoir la visite de qqn (Boissy, Français à Londres, 7, p. 31);
2.
a) ca 1050 « prendre, accepter ce qui est offert » (Alexis, éd. Chr. Storey, 98);
b) 1155 (Wace, Rou, éd. I. Arnold, 13815: Primes li rei, puis li barun Orent tuit receü baptesme);
c) ca 1100 « subir » (Roland, éd. J. Bédier, 1178: colps ferir, e receivre et duner);
d) ca 1165 « éprouver (un sentiment) » (Benoît de Sainte-Maure, Troie, éd. L. Constans, 16041: Mout ont grant joie receüe);
3.
a) ca 1100 « agréer, admettre » (Roland, 38: Si recevrez la lei des chrestiens);
b) 1579 (H. Estienne, Precellence, éd. H. Huguet, p. 177: ce mot jeune d'autant plus aisément doit etre receu parmi nous);
c) 1657-58 (Pascal, Art de persuader, section II, éd. L. Lafuma, p. 356: jamais une démonstration dans laquelle ces circonstances sont gardées n'a pu recevoir le moindre doute);
4. ca 1265 p. ext. (Brunet Latin, Tresor, éd. F. J. Carmody, p. 313: comme la cire reçoit la figure dou saiel);
5. 1283 dr. recevoir en jugement (Philippe de Beaumanoir, Coutumes, éd. A. Salmon, t. 1, p. 128), d'où fin de non recevoir (Est. 1538, s.v. praescribo);
6. déb. xve s. « installer dans une charge, une fonction » (Arch. Nord, B, 146, 7e cahier, f ° 6);
7. 1611 part. passé subst. « récépissé » (Cotgr.);
8. 1872 sports se recevoir « prendre ou reprendre contact avec le sol » (Pearson). Du lat. recipere (de re « en arrière » et « en retour » et capere « prendre ») « retirer, ramener », « prendre en retour, reprendre, se reprendre » et par effacement du sens de la particule « accueillir, accepter, admettre », avec changement de conjug. au xiiie s. (v. T.-L.) de receivre à recevoir comme percevoir*.