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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) Déb. xiie s. « enlever de force » (Benoit, Voyage St Brendan, 1322 ds T.-L.);
b) 1422 (Alain Chartier, Le Quadrilogue Invectif, éd. E. Droz, p. 18, 23: ilz se efforcent d'oster et ravir par force la vie et la substance de voz femmes et enfans); 1690 « arracher quelqu'un à l'affection de ses proches » (Fur.);
2. ca 1170 relig. « transporter au ciel » (Quatre Livre des Rois, éd. E. R. Curtius, p. 175); 1319 être ravi en extase*; 1636 se ravir (Monet : Pansant an Dieu, il se ravit soudain);
3. 1200-20 « mettre hors de soi dans un mouvement d'enthousiasme » (Pseudo-Turpin, I, 38, 4 ds T.-L.); 1576-1628 se ravir de (Malherbe, II, 385);
4. 1645 à ravir (Scarron, Jodel. ou le maître valet, I, 1 ds Littré). Du lat. pop. *rapῑre (cf. ital. rapire, roum. rapi), altér. du lat. rapere « entraîner avec soi; enlever de force ».