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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1553 (Bible, impr. J. Gérard, Matth. 5, 22 ds FEW t. 10, p. 11: qui dira a son frere, Racha); 1717 (Bible Saci, ibid. : celui qui dira à son frère: Raca); 1830 en cont. non biblique (Balzac, Œuvres div., t. 2, p. 11: des gens qui [...] ont dit: « Épicier!... » comme on dit: « Raca ! »). Empr. au lat. raca (hapax dans le N.T., Matth. 5, 22: qui autem dixerit fratri suo: Raca, reus erit concilio) et celui-ci au gr. ῥακά, transcr. d'un mot araméen, prob. rēqā qui signifie proprement « vide » et qu'il faudrait comprendre « tête vide, sans cervelle » (cf. Saint Jérôme In Matth. 5, 22 ds TLL t. 1, 187, 26-28 qui rend raca par absque cerebro « sans cervelle », cf. aussi Bible 1912 et DEI ; d'apr. M. Jastrow, A Dictionary of the Targumin, the Talmud Babli and Yerushalmi and the Midrashic Literature, l'araméen rēqā, empl. dans le Talmud, est une expr. de mépris signifiant « bon à rien »).