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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) Fin xive s. « au poil hérissé; rude, qui rebute » (Jean Froissart, Chron., III, § 107, éd. L. et A. Mirot, t. 13, p. 23, 4: ils sont plus rabarbatifz que singes qui mengent porée et enfans leur veulent tollir); 1554 (Thevet, Cosmogr., I, 6 ds Hug. : Le peuple est rhabarbatif, n'ayant aucune civilité en soy); 1588 mine rebarbative (Montaigne, Essais, III, 5, éd. P. Villey et V. L. Saulnier, p. 844);
b) 1635 orgueil rubarbatif (Trad. de Melle de Gournay, à la suite des Essais de Montaigne, p. 695 ds Gdf. Compl.);
2. 1670 « (d'une chose) ennuyeux » mots rebarbatifs (Molière, Bourgeois gentilhomme, II, 4). Dér., à l'aide du suff. -(at)if*, du verbe a. fr. rebarber « s'opposer, tenir tête » (ca 1250 intrans. Doon de Mayence, 178 ds T.-L.; 2e moit. xiiie s. Gaufrey, 307, ibid.) dér. de barbe*, proprement « se dresser barbe contre barbe » (le préf. re- exprimant une oppos.; dés. -er). Les formes en ra- et en ru- sont dues à des altér., v. aussi Hug.