Logo Portail
Voir également: quoi, adverbe  quoi, nom 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. Pron. interr.
1.
a) ca 1050 en syntagme prép., dans le style dir. (Alexis, éd. Chr. Storey, 131);
b) ca 1170 id., dans le style indir. (Beroul, Tristan, éd. E. Muret, 3412);
2.
a) ca 1170 sans prép. (= pron. interr. que) (Rois, éd. E. R. Curtius, p. 13);
b) ca 1180 ell., interj. (Marie de France, Fables, II, 18 ds T.-L.).
B. Pron. rel. en syntagme prép.
1. 1174-76 avec un antécédent désignant une chose ou, en a. fr., une pers. (Guernes de Pont-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 2991);
2.
a) ca 1165 se rapportant à ce qui vient d'être dit, à la situation, etc. ici spéc. i ot de quei « il y avait de quoi, il y avait une bonne raison pour cela » (Troie, éd. L. Constans, 11946, t. 2, p. 207); 1773 il n'y a pas de quoi (D'Alembert, Lettre à Voltaire, 9 janv. ds Littré);
b) 1176-81 de coi « ce qu'il faut pour cela » avoir de coi « avoir les moyens pour faire cela » (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 4834); 1260 avoir de coi « avoir les moyens, être assez riche » (E. Boileau, Métiers, XXIV, I, éd. R. de Lespinasse et F. Bonnardot, p. 53).
C. Rel. indéf. 1179 loc. quei que « quelle que soit la chose que » (Philippe de Thaon, Comput, 3315, ibid.); fin xive s-déb. xve s. quoy que ce soit (Quinze joies de mariage, éd. J. Rychner, XI, 113); 1580 quoy qu'il en soit (Montaigne, Essais, I, 17, éd. P. Villey, p. 74). Du lat. quid « quoi, quelle chose » neutre du pron. interr. quis « qui ».