I. Rel.
A.
1. 2e moit. xe s. adj. en fonction d'épithète qual fém. (St Léger, éd. J. Linskill, 149: Ciel Ewruins, qual hora· l vid, Penre· l rovat; 205); 1er quart xiiie s. en fonction d'attribut (Renclus de Molliens, Carité, éd. A. G. Van Hamel, 11, 7: Quel sont amont, tel sont aval);
2.
a) fin xe s. pron. régime (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 458: Signes faran li soi fidel Quals el [Jesus] abanz faire soleit); 1re moit. xiie s. de quels (Psautier d'Oxford, éd. Fr. Michel, XVIII, 3);
b) ca 1100 de quel que (Roland, éd. J. Bédier, 593: Altre bataille lur livrez de mëisme: De quel que seit Rollant N'estoerdrat mie).
B. Quel... que, quel que introduisant des rel. indéterminées au subj., à valeur concessive
1.
a) ca 1100 quel + subst. + que (Roland, 2034: Quel part qu'il alt); 1135 (Wace, Ste Marguerite, éd. E. A. Francis, 29, ms. A: Quel loi que ses peres tenist);
b) 1er quart xiie s. avec anticipation de que: quel que + subst., v. quelque 1 b;
2. ca 1170 quel [+ attribut] + que (Chrétien de Troyes, Erec, éd. M. Roques, 1929: N'i ot nul d'ax quiex que il fust, Qui faucon ou oisel n'eüst).
II. Adj. interr.
A.
1. interr. indir.
a) fin xe s. en fonction épithète (Passion, 332: Cum cela carn vidra murir, Qual agre dol, no· l sab om vius); ca 1050 (St Alexis, éd. Chr. Storey, 240; 380); xiiie s. [ms.] quel est suivi d'un que explétif (2e Continuation de Perceval, éd. W. Roach, 31168, leçon du ms. P: je ne soi que il devindrent Ne quelle voie que il tinrent);
b) ca 1100 en fonction d'attribut (Roland, 191: je ne sai quels en est sis curages); déb. xiie s. (Benedeit, St Brendan, éd. E. G. R. Waters, 1680);
2. interr. dir.
a) ca 1100 en fonction d'épithète quel fém., quele fém. (Roland, 146; 395);
b) 1re moit. xiie s. en fonction d'attribut (Psautier d'Oxford, XXXVIII, 11); ca 1150 (Charroi de Nîmes, éd. D. McMillan, 448).
B. Exclam. ca 1050 en fonction d'épithète (St Alexis, 392: Filz Alexis, quels dols m'est presentet!; 452); ca 1100 quels masc. plur. (Roland, 1849).
III. Pron. interr.
1. ca 1100 interr. indir. (ibid., 2553; 2567);
2. ca 1170 interr. dir. (Rois, I, XXVII, 10, éd. E. R. Curtius, p. 54: Sur quels as ui curud?). Du lat. qualis, interr. « quel, de quelle espèce, de quelle nature? », empl. en interr. dir. ou indir., en fonction d'épithète ou d'attribut; — rel. (le corrélatif talis étant exprimé ou s.-ent.). Dans la lang. vulg., à basse époque, est équivalent du qui rel. (ive -ve s., Lat. Gramm. Synt. und Stil., 1964, § 244, p. 459). — À côté de la déclinaison fém. sing.: cas suj. quels, quel ; cas régime quel, apparaît une forme anal. quele, queles, qui, vers le xvie s. élimine la forme phon. La forme masc. du cas suj. est quieus; quels peut représenter soit une graph. arch. de queus, soit une réfection à partir de quel, cas régime, v. Moignet 1973, p. 45.
A.
1. 2e moit. xe s. adj. en fonction d'épithète qual fém. (St Léger, éd. J. Linskill, 149: Ciel Ewruins, qual hora· l vid, Penre· l rovat; 205); 1er quart xiiie s. en fonction d'attribut (Renclus de Molliens, Carité, éd. A. G. Van Hamel, 11, 7: Quel sont amont, tel sont aval);
2.
a) fin xe s. pron. régime (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 458: Signes faran li soi fidel Quals el [Jesus] abanz faire soleit); 1re moit. xiie s. de quels (Psautier d'Oxford, éd. Fr. Michel, XVIII, 3);
b) ca 1100 de quel que (Roland, éd. J. Bédier, 593: Altre bataille lur livrez de mëisme: De quel que seit Rollant N'estoerdrat mie).
B. Quel... que, quel que introduisant des rel. indéterminées au subj., à valeur concessive
1.
a) ca 1100 quel + subst. + que (Roland, 2034: Quel part qu'il alt); 1135 (Wace, Ste Marguerite, éd. E. A. Francis, 29, ms. A: Quel loi que ses peres tenist);
b) 1er quart xiie s. avec anticipation de que: quel que + subst., v. quelque 1 b;
2. ca 1170 quel [+ attribut] + que (Chrétien de Troyes, Erec, éd. M. Roques, 1929: N'i ot nul d'ax quiex que il fust, Qui faucon ou oisel n'eüst).
II. Adj. interr.
A.
1. interr. indir.
a) fin xe s. en fonction épithète (Passion, 332: Cum cela carn vidra murir, Qual agre dol, no· l sab om vius); ca 1050 (St Alexis, éd. Chr. Storey, 240; 380); xiiie s. [ms.] quel est suivi d'un que explétif (2e Continuation de Perceval, éd. W. Roach, 31168, leçon du ms. P: je ne soi que il devindrent Ne quelle voie que il tinrent);
b) ca 1100 en fonction d'attribut (Roland, 191: je ne sai quels en est sis curages); déb. xiie s. (Benedeit, St Brendan, éd. E. G. R. Waters, 1680);
2. interr. dir.
a) ca 1100 en fonction d'épithète quel fém., quele fém. (Roland, 146; 395);
b) 1re moit. xiie s. en fonction d'attribut (Psautier d'Oxford, XXXVIII, 11); ca 1150 (Charroi de Nîmes, éd. D. McMillan, 448).
B. Exclam. ca 1050 en fonction d'épithète (St Alexis, 392: Filz Alexis, quels dols m'est presentet!; 452); ca 1100 quels masc. plur. (Roland, 1849).
III. Pron. interr.
1. ca 1100 interr. indir. (ibid., 2553; 2567);
2. ca 1170 interr. dir. (Rois, I, XXVII, 10, éd. E. R. Curtius, p. 54: Sur quels as ui curud?). Du lat. qualis, interr. « quel, de quelle espèce, de quelle nature? », empl. en interr. dir. ou indir., en fonction d'épithète ou d'attribut; — rel. (le corrélatif talis étant exprimé ou s.-ent.). Dans la lang. vulg., à basse époque, est équivalent du qui rel. (ive -ve s., Lat. Gramm. Synt. und Stil., 1964, § 244, p. 459). — À côté de la déclinaison fém. sing.: cas suj. quels, quel ; cas régime quel, apparaît une forme anal. quele, queles, qui, vers le xvie s. élimine la forme phon. La forme masc. du cas suj. est quieus; quels peut représenter soit une graph. arch. de queus, soit une réfection à partir de quel, cas régime, v. Moignet 1973, p. 45.