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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
A. 1
a) Ca 1165 plataine «dalle funéraire» (Benoît de Ste-Maure, Troie, 10388 ds T.-L.);
b) ca 1223 platine «pièce d'armure que l'on posait sur le haubert» (Gautier de Coincy, II Mir 11, 752, éd. V. Fr. Koenig, t.4, p.30);
c) 1230 «plaque de métal» (Chevalier deux épées, 3723 ds T.-L.);
d) 1287 serr. (Doc. ds A. Longnon, Doc. relatifs au comté de Champagne et de Brie, p.64: Pour une huys fere en la tour tout nuef, gons, verveilles, serreures et une plateine de fer mise en l'uis devant);
e) 1514 impr. «partie de la presse qui foule sur le tympan» (P. Coyecque, Rec. d'actes notariés relatifs à l'hist. de Paris, I, 4 ds IGLF: une presse, garnye de platine de fer, trois frisquettes; v. aussi Wolf Buchdruck, 1979, p.158);
f) 1673 armur. (J. J. Guiffrey, Inventaire gén. du mobilier de la Couronne sous Louis XIV, t.2, p.46: une grande arquebuse de 3 pieds 4 pouces, le canon tout ciselé d'or moulu, [...], la platine et le chien aussi gravez d'or moulu);
g) 1963 «plateau d'un tourne-disque, d'un électrophone» (Lar. encyclop.);
2. 1614 «plaque ronde montée sur pied, servant à repasser, à empeser ou à sécher le linge» (Inventaire des meubles demeurés après le trépas de messire Léonor de Pisseleu ds Havard 1890: une platine d'airain, à pieds de fer, servant à empoiser).
B. 1808 arg. avoir une bonne platine (Hautel t.2). Dér. de plat1 *; suff. -ine*. Le sens B, s'explique par l'infl. de l'expr. le plat de la langue «le bavardage», v. plat1 .