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Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1.
a) Ca 1130 «fixer (un végétal jeune ou à l'état de bouture) en terre (pour qu'il y prenne racine et croisse)» (Paraphrase du Cantique des Cantiques, 55 ds W. Foerster et E. Koschwitz, Altfr. Übungsbuch, p.166);
b) ca 1393 «semer» (Ménagier, éd. G. E. Brereton et J. M. Ferrier, IIv, 42, p.200);
2. ca 1165 part. passé «bien campé, qui se tient bien (sur un cheval)» (Troie, éd. L. Constant, 10673); 1512 se planter «se poster, se camper» (J. Lemaire de Belges, Illustrations, I, 255 ds Quem. DDL t.4);
3. 1174-76 fig. «ancrer dans, enraciner dans» (Guernes de Pont-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 535);
4.
a) 1188 «ficher, placer en enfonçant dans quelque chose» (Aimon de Varenne, Florimont, 2376 ds T.-L.);
b) fin xive s. se planter en «se lancer dans ou au milieu de» (Froissart, Chron., éd. S. Luce, I, 740, t.8, p.154);
5.
a) 1188 «disposer, mettre en place, fixer, implanter» (Aimon de Varenne, op. cit., 1939, 1943 ds T.-L.);
b) ca 1240 «dresser, disposer verticalement» (Mort Aymeri de Narbonne, 3312, ibid.);
6. fin xiie s. planté «garni, peuplé de végétaux» (Orson de Beauvais, 1146, ibid.);
7. ca 1260 «placer, appliquer directement» (R. de Blois, Beaudous, 2443, ibid.);
8. 1557 abandonner, laisser» (Du Bellay, Divers jeux rustiques, La Vieille courtisanne, 455 ds OEuvres, éd. H. Chamard, t.5, p.174);
9. 1732 bien planté (d'une personne) «en bonne condition, de bonne constitution» (Destouches, Le Glorieux, I, 5, p.20. Du lat. plantare «enfoncer ou tasser la terre avec le pied» d'où «enfoncer la terre autour d'un plant, planter», dér. de planta, v. plante1 .